//Cocoon//

Comme le suspense du titre de l’article vous est insoutenable, et c’est compréhensible, je vous délivre de cette souffrance et vous annonce que j’ai choisi de parler ce soir du duo Clermont-Ferrandois (ou un truc du style) Cocoon. Composé de Mark Daumail et Morgane Imbeaud, ce duo fut créé tout simplement en 2006 par un Mark en manque de claviers et de voix féminine pour ces compositions de pop de chambre (jeu de mot inside). La légende veut même qu’il ait tout d’abord commencé par chanter lui même les chœurs de femme, je vous laisse méditer sur cette idée des plus cocasses.

Toujours est il que le groupe est soutenu pratiquement dès sa formation par les Inrocks qui leur accorde le prix CQFD – Ceux Qu’il Faut Découvrir (ou Démontrer mais on sort du rock’n’roll là) 2007, ce qui va tout de même les propulser un peu quand même, ne soyons pas mesquins. A partir de là, Cocoon sort son premier disque, intitulé “My Friends All Died In A Plane Crash”, titre d’un premier degré à faire frémir Boulue, mais qui se vend malgré tout plutôt bien.

En même temps c’est assez normal, car pour l’avoir acheté et écouté bon nombre de fois et en diverses occasions, cet album de folk intimiste est tout ce qu’il y a de plus simple, la beauté épurée à son comble. Certes, il ne paye pas de mine et on est souvent tenté de passer à côté, mais il rappelle pourtant à quel point faire de la musique peut être simplement efficace, et à quel point un disque peut surprendre, même après plusieurs écoutes, par sa richesse insoupçonnée. Reste à voir ce qu’ils valent en concert, mais a priori, je ne me fais pas de souci pour eux, d’après les quelques vidéos live que j’ai pu voir, ils recréent la magie de leur disque sur scène de manière assez impressionnante.

Ah oui j’ai juste oublié de dire qu’ils étaient méga fans des animaux surtout les pandas et les oiseaux. Et en vidéo je vous met le clip de Chupee, mon hymne au ukulélé depuis au moins deux ans maintenant (tremblotement de nostalgie dans ma voix, tout ca tout ca) :