"It Can Work For You."

Après un mot puis un paragraphe, JNSPUF! déroule désormais le tapis rouge sous les pieds des trois irlandais de Two Door Cinema Club en leur consacrant un article entier. C’est sûrement trop pour un seul groupe, et ca ne fait que retarder le moment où je parle d’autres choses mais c’est le minimum que l’on peut faire pour les derniers protégés de Kitsuné, trois jeunes gens d’une classe incomparable.
Soyons honnête, il y a eu de vraies bonnes choses ces derniers temps, d’excellents albums (cf. article précédent) et d’excellentes découvertes, mais les groupes qui arrivent à me tenir en haleine avec aussi peu de chose (quelques chansons), je n’en avais pas croisé depuis les premières demos de Cajun Dance Party ou d’Operator Please.

Two Door Cinema Club, c’est un exemple probant pour montrer qu’on peut avoir des milliards de bonnes idées, des influences variées, un son particulier et une voix juste, il en faut bien plus que ça pour convaincre à 100%. Il faut un je-ne-sais-quoi d’inexplicable, une écriture élégante et sobre, une aisance mélodique et sûrement un enthousiasme dance pour faire la musique de Two Door Cinema Club. Toujours est-il que cette musique parle à tout le monde, et risque de leur faire un très grand succès à la sortie de leur premier album le 1er mars. C’est pourquoi je vous propose une petite playlist de leurs 6 chansons qui tournent en boucle dans mes oreilles.
I Can Talk
Déjà évoqué, I Can Talk s’ouvre tout simplement sur le sample vocal le plus absurde/génial/drôle que je connaisse. Et contient l’essence de la musique des irlandais : légèreté euphorique, recherche de complexité, guitares complètement déglinguées vs. ultra-précises et angulaires.
Something Good Can Work
Leur premier single est déjà assez ancien mais n’échappe pas pourtant à leur légèreté mélodique ni aux sonorités originales. Même si le morceau en lui même est une ballade plus tranquille, les guitares saturées travaillent un songwriting qui se montre ici absolument sans faille.
Undercover Martyn
Déjà évoqué également, Undercover Martyn ajoute à leur songwriting miracle une bonne dose de chorus fédérateur “To the basement people!” ainsi qu’un refrain tout en backing vocals subtils.
Do You Want It All
Ne vous y trompez pas, l’introduction au charleston est la même que celle de You Bring Me Down des Blood Red Shoes, mais pour le coup l’ambiance est légèrement différente. Do You Want It All est la chanson la plus calme des six, mais ne perd pas en élégance avec le ralentissement de tempo, bien au contraire.
Costume Party
Sorte d’hybride de Foals, Passion Pit et Phoenix, la b-side d’I Can Talk, c’est de la bonne.
Cigarettes In The Theatre
Les guitares énervées prennent un peu le pas sur ce dernier morceau, qui vieillit malheureusement un peu mal et dont la force mélodique s’use au fil des écoutes. Dommage, mais le solo de guitare à 1.50 est absolument magistral, donc on pardonne.
Pour les écouter, ça se fait ici, et tout d’un coup. Et ouais.