Playlist Society.

Ce qui est embêtant ce soir, c’est que j’attend impatiemment de pouvoir acheter le nouvel album de Vampire Weekend pour pouvoir l’analyser longuement, mais pour l’instant, c’est pas le cas. Du coup, je me suis décidé à vous filer 9 chansons pour bien démarrer 2010. 9 seulement, histoire de pas avoir l’impression de faire un truc qui serait complètement convenu quand même. Donc ca va du plus mainstream au plus indie, du plus foireux au plus prometteur. Have fun kids.

1! White Sky – Vampire Weekend

Pas vraiment très original ni très surprenant, vous l’avez compris, mais tellement sympathique et mignon. Si Ezra K. continue de chanter comme ça, sans nul doute que je vais me mettre à danser dans la rue comme dans (500) jours ensemble. Et que demande-t-on de plus à Vampire Weekend, chers méchants détracteurs?

2! Undercover Martyn – Two Door Cinema Club

Ces trois irlandais n’avaient pas encore eu droit de notre part à la couverture médiatique qu’ils méritent (haut la main), seulement un laconique ‘porte’ en guise d’introduction à cette splendide vidéo d’I Can Talk postée l’an dernier, où ils nous montraient combien leur fringues de Kitsuné étaient aussi cool que leur musique. Donc, ils sont de retour, vont sortir bientôt leur premier album et cette nouvelle chanson laisse présager quelque chose d’exceptionnellement incroyable.

3! MCs Can Kiss – Uffie

Disons le très honnêtement : j’ai jamais vraiment pu blairer Ed Banger Records. J’ai essayé vraiment pourtant, mais la hype electro trash à deux balles, ca m’éclate pas, malgré ce que je souhaiterais. Alors leur princesse prostituée pseudo-punk, je ricanais d’avance. Jusqu’au jour où je suis tombé sur cette chanson, espèce d’ovni musical dans ma culture musicale sectairement indie pop. Et que je l’ai étrangement bien aimé. Et étrangement écouté 27 fois d’affilée selon mon compteur iTunes. Alors que c’est produit par Mr. Oizo. Tentez le coup et passez outre les frissons de terreur qui parcourent votre échine à la première écoute, on sait jamais.

4! Creeper – Islands

Leur pop guimauve ultra-produite m’a été gentiment présentée par Marion, et depuis je ne me lasse pas des ces canadiens, décidément extrêmement doués pour les mélodies entêtantes, et à l’univers kitschissime. Comment en être autrement quand on forme Islands après avoir quitté les Unicorns, et que l’on porte de surcroit des chaussures vernies violettes, je vous le demande.

5! MERP – Savoir Adore (w/ Phantograms)

Puisqu’il faut au moins un groupe de twee pop et un groupe de Brooklyn pour égayer votre semaine, voici la solution ultime. Un très bon mélange entre l’electro américaine que tout le monde a déjà écouté au moins quatorze fois dans sa vie de hipster (sous quatorze formes différentes) et les hymnes légers des excellents Camera Obscura ou des plus excités Los Campesinos!

6! Photoshop Handsome – Everything Everything

Un nom amusant, un flow rigolo, un bruit de pélican au début de la chanson, je n’en dis pas plus, la relève musicale mancunienne vous tend les bras les amis.

7! Counterpoint – Delphic

Bien, il s’avère que je n’ai pas encore spammé l’ensemble de JNSPUF! de propagande pro-Delphic, l’honneur est sauf. J’ai l’impression de me retrouver avec ce groupe dans la même situation qu’avec Vampire Weekend il y a quelques temps déjà, tant ça commence à balancer sévère sur leur premier album. Ok, il y a une tendance à la répétition chez Delphic, mais il me semble qu’ils ne doivent pas être réduit à un simple plagiat de Bloc Party (pour moi, les points communs sont quasiment nuls à part peut être l’utilisation des arpeggiator en folie, mais ça c’est assez fréquent dans la musique électronique). Que ce soit Doubt ou Counterpoint, on sent bien qu’ils sont super fiers de leur gimmick et qu’ils l’exhibent à qui mieux mieux pendant toute la chanson, mais pour moi Delphic ressemble plutôt à des grandes montagnes russes : c’est un peu kitsch, parfois franchement ringard (comme un manège de fête foraine pour toi qui n’avait pas vu la métaphore hyper pointue) mais ca fait quand même pleins de frissons partout quand ça monte et ça descend. Donc tout ca pour dire, que je les défendrais malgré tout, car je les trouve assez doués.

8! Who Do You Love – Museum Of Bellas Artes

Allez, un peu de glo-fi ne peut pas vous faire de mal. Mais si ! la glo-fi ! Vous savez bien, le nouveau genre musical trop hype, à corps perdu dans les 80s mais la tête ailleurs, genre  dans la crise ou la gueule de bois, enfin des vrais problèmes actuels qui touchent les français quoi. The XX en sont les représentants les plus sombres peut être, mais ces Suédois nous avait quand même caché ce talent pour la dance music qui a conscience des crises des 00s.

9! Ellie Goulding – Under The Sheets

Et pour finir, encore une nouvelle tête pour la “trend you wish would go away” n°1 selon le sondage effectué auprès des lecteurs de Pitchfork, à savoir la pop anglaise post-Lily Allen. Sachant que pour moi, les chanteuses pop anglaises constituent une raison de vivre majeure, je ne suis pas près d’enterrer cette soit disant “mode”. Et je vous prie donc d’écouter Ellie Goulding, à la voix tellement appréciable. Comme quoi, certaines daubes des années 80 peuvent passer tout naturellement quand elles sont bien soutenues par une voix digne de ce nom.

Par contre, niveau tendance musicale pourrie, si on pouvait brûler tous les groupes qui tentent de faire revivre les 90s en faisant basiquement saigner mes oreilles sans but mélodique (Japandroids & Co), ça serait une bonne idée.