Décryptage Post-mediatico-mortem (le retour.)

Puisqu’il s’avère que le temps me manque pour aller acheter et écouter le dernier album des Sunshine Underground (oui, je suis un grand fétichiste des dates de sorties d’albums, il m’est impossible d’écouter un album sur un Myspace avant voir après sa sortie), j’opte donc ce soir pour une retrospective relativement brève sur les très importants à mes yeux Pete & The Pirates.
Morts médiatiquement depuis le pic de popularité situé le jour de la sortie de leur premier album (et encore), le quintet originaire de Reading s’est actuellement séparé en cinq projets solos finalement peu passionnants en comparaison du bouillonnant Little Death qu’ils nous avaient livrés il y a déjà pratiquement un an.

Avec Pete & The Pirates plus qu’avec aucun autre, on prend  en effet conscience des harmonies subtiles entre les membres d’un groupe, l’importance qu’à l’alchimie entre une guitare mélodique, une voix solo et des choeurs. En écoutant l’album, on a le sentiment – qui n’appartient qu’aux très bons disques – que l’originalité n’est même plus l’enjeu, tant le songwriting est irréprochable. Certes, ils n’ont pas fait et ne feront pas de chansons à tiroir, aux constructions alambiquées à l’extrême et faites de sons jusque là jamais entendus, mais construisent un sentiment de chaleur diffuse absolument parfait tout au long de leurs chansons. Chaque piste est un véritable bijou mélodique, certes difficile à apprécier parfois, mais qui une fois dévoilé ne lasse jamais. Bright Lights_ appartient à ce genre de chansons dont on ne se remet jamais vraiment, même après des centaines d’écoutes (j’ai testé pour vous).
Les autres tubes immédiats que sont Knots_ et Mr Understanding_ soulignent également l’aisance avec laquelle nos 5 anglais allient la pop lumineuse à un rock dérangé et sauvage. Car, le point fort des compositions de Pete & The Pirates restent les guitares, à la fois ultra-précises et complètement déglinguées, comme savaient le faire à merveille les Libertines de leur temps. 
Je ne vous conseille donc que trop d’écouter les chansons qui sont citées là, plus surement Come On Feet_ et vous aurez tout compris. Ah non, il vous restera à regarder leur live dans un taxi (de Knots justement) pour devenir définitivement fan d’eux et là, ce sera bon.
Je tiens aussi à dire que l’album de Two Door Cinema Club sera excellent quoi qu’en dise ceux qui l’ont déjà écoutés. Non mais.

Du post-electro-rock danois et de la shitpop de surfeur californien pour la route, c’est toujours bien. 

Efterklang – Modern Drift_
Dum Dum Girls – Jail La La_