The First Days Of Spring.

Je brise exceptionnellement la sacro-sainte règle de l’auteur en alternance pour que le fantastique concert de Noah & The Whale d’il y a déjà deux semaines ne finisse enterré sous mes souvenirs les plus immédiats à base de saucisse, de grand n’importe quoi, et de sport un peu. Ce genre de Krit qui vous remue un homme.
Episode sûrement au delà de 10 : Ed Laurie + Noah & The Whale
J’avais décidé de faire un compte-rendu précis de qui a fait quoi et quand, a changé d’instrument, d’ambiance au fur et à mesure du concert et j’ai changé d’avis. Parce qu’honnêtement les détails importent peu pour un concert de Noah & The Whale.

Ce soir à l’Ubu tout était affaire d’harmonies. D’harmonies un peu spéciales entre un soir de printemps (au hasard), de sentiments qui s’échappent du passé, et des mélodies au spleen léger.
La première partie (Ed Laurie) était loin d’être exceptionnelle mais avait le mérite de nous faire entrer par la petite porte dans l’univers grandiose des londoniens à suivre avec ses histoires farfelues à base de solitude dans une cuisine et de guitare électrique épurée. Le public a su percevoir la force hypnotique discrète qui se dégageait de son story-telling très amusant (car en français approximatif très enthousiaste), mais il faut l’avouer, des fois, c’était un peu ennuyeux.

 Le spleen prend une toute autre ampleur avec l’arrivée de Noah & The Whale, qui entame le concert avec la chanson éponyme, la plus belle et également la plus lente, de leur dernier album, The First Days Of Spring donc. L’aspect quasi-cinématographique de leurs compositions est saisissant sur les premiers accords et le film de Charlie Fink nous revient aussitôt que décolle un violon d’un lyrisme que Sigur Ros ne renierait pas.
Il y a quelque chose d’étrange à voir un concert d’une lenteur inhabituelle pour un habitué de concerts plus énervés que je suis. On écoute plus attentivement les harmonies se faire et se défaire, la voix grave de Charlie Fink unir le tout. On observe le concert évoluer lentement, développer de beaux moments lyriques, parfois proches du post-rock, parfois très pop et légers, et conclure le tout sur les morceaux les plus dansants du groupe.
Je m’étais demandé comment ils allaient s’en sortir pour réunir les ambiances très différentes des deux disques, et ils le font de manière à la fois très naturelle et très artificielle. Par une évolution construite par la cohérence de la setlist, et par la drôle de déclaration du chanteur : “Maintenant, les morceaux les plus dansants, mais je ne vous en voudrai pas si vous ne dansez pas, je n’aime pas danser.”
Mais toute cette review ne sert à rien sans écouter Blue Skies_, The First Days Of Spring_, et bien évidemment 5 Years Time_.

One thought on “The First Days Of Spring.

Comments are closed.