N’oubliez pas les machines à vagues.

“ Pardonnez-moi mon père car j’ai péché… “ J’ai effectivement délaissé quelque peu JNSPUF ces derniers temps pour des raisons scolaires et cela contre ma volonté. Libéré de ces obligations peu réjouissantes je me replonge dans la sphère musicale pour vous parler ce soir d’un album qui commence à dater et qui n’a pas fait grand bruit à sa sortie : Wave If You’re Really There des Wave Machines. Ça fait beaucoup de vagues pour un groupe qui n’en a pas fait plus que ça l’été dernier…
Si, comme moi, vous en avez assez des synthés et des rythmes africains (surtout des percussions en fait parce que les claviers c’est cool quand même), que le dernier Vampire Weekend avec un peu de recul était surtout décevant et que le prochain Foals en fait… (je m’arrête sinon je vais me faire taper sur les doigts par le patron…). Enfin bref, un peu de pop ça fait quand même du bien, surtout quand elle nous vient d’Angleterre et plus précisément de Liverpool où tout n’est pas gris, triste et pluvieux, même quand ça va pas fort du côté d’Anfield.
Tout commence par quelques notes cristallines et une voix (qui l’est tout autant) qui répète inlassablement “ You say the stupidest thing “ : une vague de fraîcheur.
On enchaîne directement avec le tube pop de l’album I Go I Go I Go, le titre veut tout dire, on pourrait fredonner la chanson sans l’avoir entendu… Rien de très original, des couplets un peu creux, un refrain qui reste dans la tête dès la première écoute mais c’est la chanson que l’on retient le plus facilement, pas très éloignée du côté musique de pub de Two Door Cinema Club ou de The Feeling.
Et puis arrive Keep The Light On et son groove de folie : cette chanson est superbe, elle trace son chemin mine de rien : plus on l’écoute plus on l’aime. Un peu de subtilité et de calme dans ce monde survitaminé de la pop actuelle. Avec une jolie choré’ en prime :
Avec Punk Spirit on passe à une balade pop classique un peu passe-partout et justement, on se réjouit que le groupe ne retrouve plus son “punk spirit“.
Les deux petites bombes que sont The Greatest Escape We Ever Made et The Line renouent avec des sonorités plus electro et se rapprochent de Metronomy.
Wave If You’re Really There quant à elle, met un peu de temps à démarrer mais finit en fanfare avec une voix très douce et très agréable.
Après quoi I Joined A Union part dans tous les sens et alterne le pire et le meilleur, la voix parfois un peu (sur)aiguë sait laisser sa place à de beaux moment de lyrisme au milieu de la chanson.
Carry Me Back To My Home sent le MGMT à plein nez mais arrive à rivaliser avec les meilleurs chansons de ces derniers : c’est l’autre “meilleure chanson de l’album“.
Enfin Dead Houses nous emmène sur d’autres voies prometteuses que (j’espère) le groupe empruntera peut-être sur son prochain album : on est plus proche des Notwist.
En bref que du bon et les références en témoignent, à la croisée de la pop, de l’electro voire donc de choses plus proches de la pop-alternative de Neon Golden, Wave Machine nous délivre une petite pépite qui s’écoute sur la durée. À défaut de l’avoir appréciée l’été dernier au bord de votre piscine, tâchez de le faire cet été…