"Where did you do get these shoes ? We love shoes, and we love socks !"

Les Fool’s Gold ne sont pas seulement géniaux sur scène et sur CD, ils sont aussi très rigolos. De passage au Cargö à Caen, on leur a posé quelques questions :

JNSPUF! : Comment se passe votre tournée en France ? Est ce que c’est la première fois que vous venez y jouer ?

Amir (Percussionniste/Synthé) : Non, on est déjà venu un peu plus tôt cette année, trois jours à Paris seulement. On savait pas trop à quoi s’attendre, mais au final les gens ont plutôt bien réagi à notre musique, ils étaient prêts à s’ouvrir au genre de musique un peu différent que nous jouons. Et les gens qui nous accueillent sont incroyables. Ils nous donnent des tonnes de fromage, ça nous fait jouer mieux. Le vin nous endort un peu, mais le fromage, c’est génial.
JNSPUF! : En parlant de réaction à votre musique, qu’est ce que vous pensez de votre musique ? Vous vous sentez plus proche de la pop ou plutôt de la world music ?
Lewis (Guitare) : Sûrement quelque part entre les deux. C’est pas exactement de la world music, on est beaucoup influencé par ça, mais on essaye de contrebalancer avec d’autres influences.
JNSPUF! : C’est aussi ce que j’avais pensé.
Lewis : En fait, ce serait à toi de répondre aux questions alors plutôt. (rires)
JNSPUF! : J’avais quand même besoin de votre point de vue parce que à chaque fois vous êtes présentés comme les frères musicaux de groupes comme Vampire Weekend, etc. Vous vous sentez influencés par eux ?
Lewis : Par Vampire Weekend ? Oh non, pas du tout. On jouait de la musique bien avant eux.

JNSPUF! : Ok, et donc vos vraies influences, si c’est pas Vampire Weekend ?

Lewis : Pleins de trucs, de vraies musiques africaines, genre de la musique du Mali, du Congo. Mais aussi beaucoup les Beach Boys. Pour le côté pop de la chose.

JNSPUF! : Vous pourriez dire une phrase amusante en français ?

Amir : J’ai appris un truc avant de partir pour la France, au cas où : “Je voudrais aller à la salle de bain.” Et je connais une autre phrase parce qu’on a joué hier soir à Paris pour les Black Sessions sur France Inter. On avait réécrit les paroles de Surprise Hotel en français et je les avais apprises phonétiquement : “J’ai construit un hôtel surprise, tu m’a laissé sur la scène, pourquoi ?”.  Mais c’est pas vraiment très marrant, en fait.

JNSPUF! : Et à propos de cette chanson justement, c’est quoi votre Surprise Hotel ?

Amir : En fait c’est Luke qui écrit les chansons mais je comprend quand même les paroles parce que je viens d’Israël et que parle aussi hébreu. C’est une sorte de chanson d’amour pour série nulle à la base. Si jamais Dolly (ndlr : aucune idée de l’identité de cette personne mais sûrement pas la brebis clonée) décidait d’écrire une chanson d’amour, ca serait Surprise Hotel. Il y a un tas de trucs bizarres dedans : ça parle de gens nus, de climatisation, de piscine, de bad boys donnant de la nourriture bizarre. C’est une chanson très bizarre, mais aussi très drôle à chanter tous les soirs. Elle est très sentimentale, mais aussi très légère. Un peu comme l’amour en général, amusant mais aussi très effrayant parfois. (ndlr : la preuve ici)
JNSPUF! : Et est ce que tout le monde peut comprendre les paroles ?
Amir : Non, non, seulement le chanteur et moi. Vous connaissez une phrase amusante en hébreu ?
JNSPUF! : Euh non, et vous ?
Amir : J’ai pas d’idée là mais je peux vous apprendre à chanter Surprise Hotel avec nous si vous voulez.

JNSPUF! : Ouais, pourquoi pas.

Amir : Le refrain ça fait : “Banit Malon Afta’a” et ça veut dire “J’ai construit un hôtel surprise.” Vous avez intérêt à chanter avec nous. Ou alors à nous lancer des chaussettes. On aime les chaussettes cool. On acceptera toujours des chaussettes.