Du rythme, du rythme, du rythme !

Je ne vous maintiendrai pas plus longtemps dans l’ignorance : à JNSPUF!, on a nos préférés parmi notre lectorat. C’est comme ça. Les personnes qui tapent des mots clés vraiment étranges pour nous trouver en sont une catégorie. Ceux qui habitent dans l’Ouest de la France, et qui sont chaque année fortement désappointés par l’excellent mais excentré sacro-saint festival des Eurockéennes en sont une autre. Et comme on choye la seconde catégorie, on a décidé cette année de vous concocter une petite activité spéciale pour bien commencer l’été.

Comme vous le savez tous sans aucun doute, depuis l’année dernière, il existe en effet une alternative à la presqu’île de Belfort, et surtout au fait de se préparer trois mois à l’avance, de louer un mini-bus et de devoir vendre la moitié de sa famille au marché noir pour assister à un bon festival le premier week-end de juillet : cette alternative, c’est le festival de Beauregard. (j’espère bien qu’au moment où j’écris, vous visualisez son nom illuminé en Comic sans MS avec reflets dorés et paillettes clignotantes).

On avait déjà tenté l’an passé de vous présenter nos petits préférés de la programmation pour valoriser ce festival qui ne demande qu’à grandir, et à programmer des artistes qui nous réjouissent. Cette année, nous optons pour la To-do List!

To-do list Day 1 :

– Penser à prendre des jetons-banques-fausse monnaie parce que le jus de banane, ça va bien deux minutes, mais un festival sans bière, c’est comme une bière sans festival.

– Aller voir Tremore, parce que c’est bien, que c’est nos copains, qu’ils jouent sur la scène 1 et que Tremore Football Club jouent contre Long Time To Lay A Track (et même qu’ils les défoncent).

– Se diriger vers la scène 2 pour écouter la cold-wave de Kim Novak qui réussit à être très dynamique avec une décontraction qui fait chaud au coeur.

– Citer Dikkenek et aller voir Ghinzu pour passer pour un connaisseur.

– Une fois le concert terminé, aller demander au stand de salade bio (tout en imitant l’accent belge) “s’ils ne font pas des moules-frites, une fois !?”. Bien, à partir de maintenant vous êtes un gros lourdingue, et du coup notre ami.

– Il est déjà 18h30, et 64 dollar question joue sur la scène 2. Selon votre feeling vis-à-vis d’un live que nous n’avons jamais expérimenté, vous pouvez soit profiter de la verte pelouse pour poser vos fesses fatiguées et épuiser les dernières blagues belges qu’ils vous restent, ou alors si vous êtes d’humeur pugnace, profitez donc du gros pogo velu.

– Psalmodier des gros mots d’admiration, vous agenouiller, vous prosterner devant la scène 1 et vous prendre dans la gueule la plus impressionnante leçon de guitare de votre vie, tout ça avec Rodrigo Y Gabriela.

– Là, c’est le moment où vous profitez d’un arrière-plan sonore tolérable pour manger, car Féloche est un poisson. Le point bouffe, c’est un gros point positif du festival. Ici, vous ne vous contenterez pas d’une barquette de frites trop grasse, trop froide et trop salée. Ce ne sera pas un, pas deux, pas trois, pas quatre, pas cinq, pas six, pas sept, pas huit, mais bien neuf restaurants pour manger aussi bien de la galette-saucisse que de la nourriture très bio et très bonne.

(- Reprendre une bière.)

– Il est temps de gambader après son sérieux en direction de The XX. Cela va de soi qu’il est préférable de se pointer minimum un quart d’heure avant, ne serait-ce que pour leur témoigner de votre gratitude auditive. De toute manière, il y aura déjà le JNSPUF! crew à la barrière, encore frustré de l’annulation à la Route du Rock.

– Ce fut magique à n’en point douter,mais hop hop hop, on élimine le bio, et c’est sur la scène 2 que ça se passe, avec Luke, un des rare groupe francophone aimable.

– On espère qu’il vous reste également de la galette-saucisse dans la bedaine, et qu’elle est WILD. Dans le doute, reprenez deux bières. IGGY & THE STOOGES, nous manquons de superlatifs pour le qualifier. Si on vous avait en face, on tenterait bien de traduire notre émotion viscérale par un bruit animal, mais là vous vous débrouillez.

– A vos moustaches ! C’est l’heure de reprendre une bière. N’importe quel groupe aurait pu finir anéanti par la prestation précédente qui s’annonce déjà spectaculaire, Local Natives, groupe testé et approuvé par nous en live (et pas que), s’en sortira haut la main. L’indie cred de Beauregard a au moins gagné trois points.
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– On ne mollit pas. 00h50, c’est l’heure de renaître de ses cendres. Vous pouvez essayer d’embrasser le chanteur de Phoenix, ca se fait bien, selon nos dires.
– A présent, c’est le moment de secouer la tête avec un sourire débile (même si Local Natives vous aura déjà bien entraînés) et de nous montrer que vous connaissez par coeur les paroles des mégatubes Lisztomania, 1901, Consolation Prizes & co.
– Pour vous achever, vous pouvez toujours vous trémousser sur Yuksek, musicalement, c’est assez sympathique. C’est l’heure de faire le pseudo-hype car c’est club, mais c’est efficace.

– Ca y est vous êtes sales, puants, fatigués, passablement beurrés (en Normandie) mais normalement franchement ravis.

(- Reprendre une bière.)

– Courir après la navette qui est déjà en train de partir sans vous.

6 thoughts on “Du rythme, du rythme, du rythme !

  1. beh, je suis de l'ouest et je vais aux Eurocks moi ! (pastaper)

    cools les cotons tiges sinon

  2. Ouais, bah ouais, c'est sur que quand on est accrédités, tout de suite, on se fait pas prier ! #jaloux

    Merci du compliment, les cotons tiges vont pas tarder à rougir à force je pense.

  3. je reconnais bien là la grosse barque!
    Beaucoup de groupes inconnus pour moi, pressé de les découvrir!

  4. Ahhh, enfin des gens qui connaissent et apprécient également ce festival !

    Surtout que j'imagine que vous serez d'accord avec moi : Beauregard c'était énorme. Même sans Jay-Z, même sans les Dead Weather, même sans (…)

  5. Et oui, une vraie alternative aux Eurockéennes (non je ne me lasse jamais de le répéter). L'ambiance, la prog, le cadre, c'était vraiment chouette !

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