Invisible Violens.

Oui, cher ami lecteur, tu as remarqué toi aussi que la transition de mon titre avec une précédente entrevue publiée sur JNSPUF! est très habile, et cela me fait chaud au coeur, mais ce n’est point la question. La question est plutôt aujourd’hui de savoir combien de temps mettront quatre jeunes gens new yorkais aux patronymes relativement peu communs (ni plus ni moins qu’Iddo Arad, Jorge Elbrech Myles Matheny et un quatrième sans patronyme) avant de devenir quatre jeunes gens new-yorkais aux patronymes relativement peu communs, mais cette fois reconnus et admirés de tous pour la talentueuse musique qui est la leur. Je veux parler ici de Violens, décrit tout simplement comme “le groupe que l’on attend des anglais depuis plus de vingt ans”. Rien que ça.

Quand ils sortent un nouvel EP, vous vous dites donc déjà que c’est trop la fête, parce que bien sur, vous me faites confiance, et vous avez raison, c’est trop la fête. Mais quand en plus le dit EP contient quatre chansons aussi variées qu’inventives, aussi mélancoliques qu’énergiques, aussi légères que nostalgiques, là, vraiment, vous vous enthousiasmez en coeur, et encore une fois, vous avez tout compris.
Tout ce que je viens d’écrire s’applique dès les premiers accords de Spectators & Pupils,  tout simplement la meilleure chanson de l’EP, qui donne envie de passer devant Factory Records pour taper la bise à Tony Wilson et écouter pleins de groupes obscurs de new-wave (genre les Feelies). Mais après c’est peut être juste moi.
 

Pour ce qui est du reste de l’EP, on y trouve un joyeux bazar d’où surgit tour à tour l’orgue fou des Doors, les mélodies illuminées des Shins, l’écho vocal claustrophobe d’un Ian Curtis et la légèreté des Pale Fountains. Le tout restant qu’en groupe capable de réconcilier aussi simplement Angleterre et Etats-Unis, on a pas vu mieux depuis les Drums.
Mais le chanteur des Drums est blond et ne fait pas de SGINNED à mourir de rire d’un clip de Justin Bieber avec la chanteuse de Chairlift. Et honnêtement, ça, c’est deux point en moins pour le chanteur des Drums.
(N.B. Je ne suis pas spasmophile, SGINNED c’est juste le terme pour décrire le type de vidéo qui se trouve juste en dessous)
(N.B. 2 : Big up au bruit de mouette)

One thought on “Invisible Violens.

  1. I always inspired by you, your opinion and way of thinking, again, appreciate for this nice post.

    – Norman

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