"Have you seen my Beauregard ?"

Notre to-do list partielle ne nous a pas empêché d’assister aux deux jours de cette édition 2010 de Beauregard, le festival normand qu’on affectionne. Review.

Beauregard Day 1

On attendait beaucoup du premier jour de ce festival, autant en terme de programmation que d’ambiance. La sympathie et la météo clémente de la première édition nous avait en effet laissé des bons souvenirs, et nous avions hâte de voir ce que pouvait donner l’année 2010 en terme de festival option parc et château hérouvillais.

Comme c’est une review personnelle écrite à la première personne et avec un style très enlevé, je vous le dis tout de bon : je suis arrivé pour Ghinzu. Je n’ai pas vu Trémore, pas vu Kim Novak. C’est mal, je vous donne des conseils que je n’applique pas. On passe à autre chose ?

Oui ? Merci, donc, Ghinzu, groupe qui, malgré sa sur-présence en festival n’avait jamais croisé mon chemin. Bonne ambiance, bon jeu de scène, bonnes blagues, bonne humeur, mais surtout assez bonnes compositions construites comme de la prog-pop anglaise (Coldplay et Muse) en bien. Mention spéciale à The Dragster Wave. Et ils sont belges, au cas où ca vous aurait échappé donc point bonus.

64 dollar question, pas de surprise, c’était pas le style de musique dont on rêve pour un deuxième concert à 18h30, et on a choisi l’option posage de fesses sur la verte pelouse.

Rodrigo y Gabriela ont en revanche rassemblé une foule assez nombreuse et nous ont toujours autant impressionné par leur technicité guitaristique, leur sens de l’improvisation ainsi que leur sens du rythme et de la mélodie (entre le hard-rock et le latin).

Le minimalisme de The XX nous avait convaincu il y a déjà longtemps et était présenté comme la révélation de l’année. Ils partaient de plus avec beaucoup d’avance pour ce concert : un décor superbe, un bassiste à quarante lieues de lui-même, et un morceau spécial pour le début de concert (Intro). Problème majeur : le son était mal réglé, et les infra-sons qui provenaient de la basse et des pads rythmiques étouffaient tout semblant de mélodie sur les premiers morceaux (dont Crystalised dommage). Pas aussi enthousiasmant qu’on l’aurait souhaité donc, et un peu douloureux, mais quand même pas le live neurasthénique que certaines mauvaises langues avaient décrété.

Luke, c’était chouette pour courir après ses années collèges et se rendre compte des capacités du cerveau à ressortir des paroles enfouies depuis plus de 5 ans. Il y avait une bonne ambiance et c’était rigolo de mettre des têtes et un live sur la fameuse pochette de disque avec le cheval (tmtc).

Iggy & The Stooges, ça avait beau être une légende et la raison de la présence d’un tiers du festival, j’ai pas trouvé ça exceptionnel, voire limite usant à force. Peu de variations, un instrumental vraiment trop saturé, et des musiciens assez figés. Il a organisé une mini stage invasion, il y avait des pogos très violent, et j’aime bien sa voix, mais à part ça, je passe (pas taper).

Local Natives faisait une bonne grosse coupure dans la programmation rock de la soirée, et surtout, nous a amené les ponchos et les moustaches de Californie pour entamer Camera Talk, Wide Eyes, Airplanes et le mythique Sun Hands, conclusion d’un concert dynamique, radieux et bigarré. On veut les revoir le plus vite possible.

En écoutant la musique de Phoenix, on a souvent une impression agréable de lisse, de propre, d’easy-listening, soft-pop, guimauve & co. En concert, plus vraiment. Ca rebondit de partout, ca donne envie de sauter, ca met en avant les refrains imparables et l’habileté des compositions de nos versaillais exportés dans le monde entier. La batterie est d’une précision ahurissante. Ils reprennent de vieilles chansons, je crois que ça vient de la période United si chère à ce cher Greenwood, et là aussi, c’est un sans faute pour moi. Une tête d’affiche exceptionnelle pour une journée vraiment agréable.
Yuksek, c’était sympa sinon, mais autant vous dire que c’est toujours un peu difficile de passer à autre chose après ce qui venait de se passer sur la grande scène.

(Crédit photo: Anthony Caffarelli)

One thought on “"Have you seen my Beauregard ?"

  1. J'aurais kiffé y aller ! Et je suis étonnée qu'Iggy & The Stooges ne t'ai pas convaincu

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