Rendez-nous Bloc Party !

Mes velléités ne m’ont pas tuées ; je reviens donc plus fort et déterminé que jamais pour de nouvelles aventures sur JNSPUF! après un épisode comateux où procrastination et grosse glande se côtoyaient dans un marasme manquant cruellement d’enthousiasme. Mais les meilleures choses ont une fin, il faut donc reprendre la mission qui nous a été confiée tels des chevaliers de la table ronde des temps modernes. Et quoi de mieux que de continuer sur ma lancée de décryptage des nouveaux albums des futures têtes d’affiche de Rock en Seine parce que les Normands et leur festival à deux sous ça va cinq minutes (ndlr : frustration). Après Jonsi et LCD Sounsystem et en attendant le 2 août et la sortie du nouveau Arcade Fire, penchons nous donc sur la dernière création du leader de Bloc Party : Kele Okereke. Comme Jonsi, le leader du groupe anglais avait envie de prendre l’air, mais alors que Sigur Ros ne semble pas en danger, Kele a clairement signifié que le groupe était secondaire à ses yeux désormais.

Après un premier album Silent Arm bourré de tube, un A Weekend In the City “décevant” (on connaît bien ici le cap du deuxième album alors on ne leur en a pas voulu…) et un Intimacy hallucinant d’intensité et de noirceur, qui présageait le meilleur pour la suite, on se demandait comment aller évoluer l’esprit torturé du londonien.

Et bien Kele nous a pondu un drôle d’œuf, il quitte les refrains rock percutant dont il avait commencé à s’éloigner avec Intimacy, il n’est plus question de guitares mais de rythmes électroniques, de claviers et plus généralement de CAO musicale. Et en fait il n’aurait (peut-être) pas dû… On va sûrement porter aux nues cet album, louer le virage musical, l’évolution permanente ou je ne sais quoi d’autre, mais le constat est clair, ce The Boxer n’est même pas au niveau de A Weekend In the City. Alors certes, le tube de l’été est peut-être Tenderoni mais bon après c’est un peu le néant…

Kele tente de jouer sur plusieurs registres, des morceaux très crus, rugueux, où les percussions ont la part belle (The Other Side, Walk Talk) ; il s’essaye à l’electro-pop genre Röyksopp (On the Lam) avec un certain succès mais autant écouter un album des Norvégiens… Certaines chansons nous rappellent évidemment Bloc Party mais plutôt période A Weekend In the City (damned!), ce sont sûrement les meilleures (Everything you Wanted, Unholy Thought, Yesterday), c’est sympathique, malheureusement ça nous rend surtout nostalgique. Rise montre bien la voie qu’a choisi d’emprunter Okereke, elle ressemble assez à Signs (Intimacy) mais alors que sa cousine faisait le choix des nappes et des cordes, la chanson de The Boxer va se perdre dans des rythmiques daftpunkesques. Nous ne parlerons pas ici de All the Things I could Never Say : de la soupe ni plus ni moins, ni de Meet in the Middle et son entrée en matière gospel.

Alors c’est certain, quelques titres raviront certainement les “clubbers” mais en dehors de quelques chansons que l’on qualifiera “d’efficaces” à défaut de mieux, c’est décevant pour le leader d’un des meilleurs groupes des années 2000 s’il vous plait Rendez-nous Bloc Party !

Remontons nous le moral avec un extrait du prochain Arcade Fire (et en nous disant que les extraits du nouveau Interpol présagent un album qui va déchirer grave <à suivre>)

A la revoyure.

2 thoughts on “Rendez-nous Bloc Party !

  1. Je suis ravie de te compter parmi mes membres …! J'aime la façon dont tu écris, je compte suivre ton blog de plus près. Je repasserai !

  2. Merci! Je crois que tu m'as pris pour le "boss" Cassius! He oui JNSPUF! est une sacrée structure avec plusieurs plumes! Cependant je ne manquerai pas d'aller faire un tour sur un blog dont il est membre.

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