35° à l’ombre.

Ayant décidé de tomber dans la facilité, et parce qu’une connexion wifi sous la forme d’un Starbucks me fait me souvenir qu’il est très appréciable de télécharger les pieds dans l’eau, parlons balearic music.
A peu près autant collée à l’image des vacances chaudes et oisives que son copain la chillwave, la musique baléarique me fait l’effet d’une nouvelle tendance indie que je tenterais bien de décrypter, quitte à en réiventer une histoire assez approximative.
Apparemment, le nom vient des années 80 à Ibiza, ce qui en ferait un genre très beau gosse, mais la vérité reste que le Balearic Beat dont il était question a bien évolué depuis. Les années 90 sont passées par là et avec elles les anglais très sous-estimés de Saint Etienne qui posent les bases d’un courant underground qui n’a plus ni moins que révolutionné la bande-son des méditations personnelles le soleil dans la tronche. Extension clean et démodulée de la chillwave, le genre connaît une seconde vie avec des groupes comme jj ou Air France. Car, de manière assez paradoxale, cette musique se développe fortement chez ce grand et beau pays qu’est la Suède, de par l’influence des grands espaces déserts plus que des belles plages ensoleillées de la Méditerrannée.
Les deux petites révélations de ce genre sont pour moi Wild Nothing et Cults, deux groupes qui ajoutent une certaine profondeur mystique chez le projet de Jack Tantum, un rien de musique world pour le duo new-yorkais.  Cela constitue un bon point car ce genre peut rapidement passer pour fade, et ne résiste parfois pas à plusieurs écoutes. Bien construites, les compositions s’enrichissent en revanche au fur et à mesure des écoutes. Parfait quand on lézarde des heures durant.