"Là, c’est plutôt sirène et gyrophare que Klaxons…"

Ça sent la rentrée… Le soleil, narquois, nous envoie ses derniers rayons. Les festivals se terminent en fanfare ou/et sous la pluie. On ne peut pas s’extasier éternellement sur les sets de LCD Soundsystem, Arcade Fire et consort… Il faut repartir de l’avant, se remettre au travail, recommencer à écouter des disques, enfin ce n’est pas le pire… Bref, quoi de mieux pour se remettre d’aplomb, qu’un bon album franc du collier, bien rock, un album de djeuns… Arrive à la rescousse le deuxième album (enfin!) des londoniens de Klaxons, Surfing the Void.

Oui le décor est planté, ne nous voilons pas la face, chez ces gens là on est pas vraiment dans la subtilité mais ça fait du bien de temps en temps… Surtout que les quatre larrons le font plutôt bien… Il faut dire qu’on n’avait plus beaucoup d’illusions après le visionnage du clip de Echoes… Des mecs qui dévalent des dunes en courant quand ils ne sont pas occupés à jouer de la guitare (électrique !) au milieu d’un désert de sable… Une sorte de copier-coller (assez déconcertant d’ailleurs) du clip de Human des Killers, côté légèreté ceux-là ne sont pas des gens très fréquentables, par contre pour ce qui est de faire des tubes pompiers ils savent y faire et les Klaxons semblent l’avoir bien compris…

Pompier oui, mais pompier rock, plus rock et plus psychédélique que leur précédent album Myths Of The Near Future et ses refrains plutôt pop. Et pour cause il se trouve que c’est Ross Robinson (Slipknot, Korn etc) qui a fini par les produire. En effet, l’album aurait mis du temps à venir au monde en raison de différences entre les aspirations du groupe et celles de la maison de disques… Mais il a fini par arriver comme tout bon Beaujolais nouveau avec qui il partage quelques caractéristiques assez troublantes.

Je vous propose un petit jeu assez drôle : il suffit de remplacer “Beaujolais” ou “vin” par “album des Klaxons” dans ces quelques citations piochées sur internet…
“Ce sont généralement des vins qui se conservent peu longtemps, environ 6 mois”, “Le beaujolais, n’est pas trop mauvais, mais il y a pas de quoi se rouler par terre. C’est un vin médiatique”
Pour ceux qui n’ont vraiment pas aimé l’album (ce que j’arrive à comprendre) je ne résiste pas, à vous de remplacer :
“Celui qui a inventé le Beaujolais nouveau a trouvé comment vendre un mauvais vin de début de saison… les acheteurs sont des pigeons”, “J’ai pas goûté, mais ça doit probablement péter le bide et donner des acidités pour 48heures, comme chaque année”
Trêve de plaisanterie, cela reste tout de même un “bon” Beaujolais… Un album assez nerveux donc, court – 10 titres, efficaces, où les guitares jouent un rôle primordial, où les tubes évidents comme Echoes (le piano est assez sympa) ou Valley of the Calm Trees côtoient chansons pop (The Same Space ou Twin Flames qui a ma préférence), rock (Surfing the Void, Cypherspeed, Venusia) et élans limites hard avec Extra Astronomical ou le très réussi Flashover.

“À écouter avec modération…”

Désolé pour cet article totalement hors de propos :) et à la revoyure !