Du périple à Cleunay.

Quand on va à l’Antipode, il faut prendre le bus. Et quand on prend le bus, pas vraiment besoin de regarder l’arrêt où descendre, il suffit juste de suivre les gens qui analysent la cohérence de ton style vestimentaire rapporté à la valeur indie-cred de tes cheveux. Des gens au demeurant fort mignons et cool. Un peu le thème d’une soirée qui s’annonçait un peu différente du fest-noz géant prévu le même soir à Rennes : Team Ghost + Quadricolor + Jamaica. Il va de soi qu’on aurait bien voulu faire la danse avec les petits doigts et tout et tout, mais bon depuis le temps qu’on rêve de voir un concert (entier cette fois) des Niçois, il aurait été dommage de rater ça.

Team Ghost
Bon, donc Team Ghost, belle introduction au sampler, avec un démarrage hyper-efficace à base de saturation post-rock, la voix vient se poser et c’est un flop. Mais un flop très long, et très ennuyeux. Enregistrer deux accords, chanter d’une voix molle, s’énerver inutilement, et recommencer encore. Suivant ?

Quadricolor
On vous l’avez déjà dit, on aime beaucoup les Niçois de Quadricolor, leurs reprises folles (un peu), leur très bon concert à Rock en Seine (beaucoup) et Euphony (énormément). Forcément dans de telles conditions, l’attente était assez énorme, mais même avec toutes ses attentes, ils s’en sont tirés haut la main. Des compositions tordues, personnelles, ultra-énergiques construisent un set où l’on voit passer tour à tour des breaks afro-pop, des guitares math-rock, des basses sursaturées, et autres batteries déchaînées, le tout en moins de temps qu’il n’en faut à un hipster pour te déclarer “so 2010”. Et comme nous étions à Rennes et que les gandins nous avaient promis une surprise, on a donc vu Victor Zwolf débarquer sur scène pour leur (très très bonne) reprise de Stylo de Gorillaz. Oui, Victor Zwolf. Il y a eu un moment de flottement dans la salle, suivi de multiples “chanteur des Popopopops” prononcé sur à peu près tout les modes (Popopopops? Popopopops ! Popopopopops…) Le dude s’est visiblement bien éclaté à chanter avec ses copains, et a bien mis l’ambiance, donc le job était fait, rien à redire, on s’est bien amusé. Ils ont conclu sur Euphony, une vraie merveille qui redouble d’intensité en live. En résumé, leur concert était tellement exceptionnel qu’il vient un moment où tu te demandes vraiment ce que tu fous dans une salle aussi petite face à un truc aussi incroyable. Tu peux aussi te demander comment est-ce que c’est possible d’aimer autant des chansons que tu n’as jamais écouté. Si les maisons de disque pouvaient se réveiller, ça serait parfait.

Setlist :

No More Pain
In The Air
Unbalanced Funambulist
As A Ticking Clock
Devoid 
Stylo
Hopes & Fears
Euphony

Jamaica
C’était bien.

2 thoughts on “Du périple à Cleunay.

  1. "Jamaica c'était bien."
    Ok, en gros, de toute façon on n'en attendait pas des masses de leur part quoi. ;)

  2. Bah oui exactement. J'avais commencé par faire une longue liste détaillée de la review du concert, et puis non juste "c'était bien" dit tout. C'était basique, direct et bien. Une fois mais pas deux par contre.

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