Dunkel, Godin, Morali, Sitek.

La fameux article du dimanche soir… Aujourd’hui au programme deux lives puis quelques mots sur le projet solo de David Sitek des excellents TV On the Radio.

Tout d’abord le concert de AIR à l’étage, LA bonne surprise de la semaine dernière. Un petit peu d’appréhension je dois l’avouer, clairement peur que ce soit chiant, et bien ces doutes ont été balayés dès les premières notes de clavier de Jean-Benoit Dunkel. Ils livrent un set aérien, ultra-propre. Ils tiennent la baraque à deux (+un batteur), Dunkel aux claviers, Godin à la guitare/basse. C’est millimétré mais cela ne les empêche pas de faire durer les morceaux, de réinterpréter leurs tubes avec notamment un Alpha Beta Gaga d’anthologie (“je crois que vous connaissez les paroles, elles ne sont pas très compliquées” nous lance Nicolas goguenard…). Leur look est parfait : ils sont habillés entièrement de blanc : des chaussures à l’écharpe négligemment posée sur les épaules… Tous ces éléments créent une ambiance bien particulière… Un fan des premiers rangs (un peu déchiré) en témoigne : “J’suis dans un rêve les mecs !! Je reste jusqu’à 5h du mat’ !!”.

Et puis vendredi soir, le concert d’un autre groupe français, les Syd Matters à L’abreuvoir à Musique de Noisiel (la Seine-et-Marne ça vend du rêve…). Belles chansons, super musiciens (ils changent tous d’instrument pendant le concert : de la flûte aux percussions en passant par la guitare ou le piano), super voix (tout le monde chante mais Jonathan Morali a vraiment un super timbre). Un bon petit concert entre folk et passages rock-alternatif à la Archive, leur dernier album Brotherocean est à écouter, même si je vous conseille plutôt celui de 2005 : Someday We Will Foresee Obstacles.

Et donc enfin quelques mots sur l’album de Maximum Balloon sorti à la rentrée, issu du “projet solo collaboratif” de David Sitetk. Ce disque révèle de jolies surprises, avec un son assez différent de celui de TV On the Radio. “Projet solo” est en effet une appellation qui ne colle pas au principe de l’album tant les collaborations sont nombreuses : Karen O des YYYs, Little Dragon, Theophilus London, et bien entendu de vieilles connaissances : Kyp et Tunde de TV On The Radio.

Sitek virevolte avec réussite entre rythme groovy, electro-pop voire dance assumée. Le single ultra-funk Groove Me fait démarrer l’album en fanfare puis les chansons s’enchaînent sans fausses notes. On navigue donc entre pop futuriste et épurée à la Chew Lips (Communion avec Karen O), postures lascives qui font parfois penser à La Roux (Pink Bricks) et voyages atmosphériques (The Lesson). Les fantômes de TV on the Radio ne sont cependant jamais loin comme sur Shakedown ou Absence of Light…

Tout cela donne donc un moment fort agréable, une jolie parenthèse pour David Sitek…

À la revoyure.