Jet unique #1.

Alors bon, trêve de blabla messieurs dames, je n’ai pas envie de me présenter, je n’ai pas non plus envie de vous présenter ce que je fais ici mais bon, pour vous éclairer un peu, je vous dirais que mon rayon à moi c’est les choses très très pointues.
Et oui, d’un côté il y a vous, gens qui aimez traîner sur myspace des jours et des jours, toujours à la recherche de “la perle” sur les blogs de gens que vous tutoyez comme si c’était des potes alors qu’eux sont à des années lumières de soupçonner votre existence. Et de l’autre moi, qui vous dévoile ce que vous ne voyez pas passer, ce qui est bien plus pointu que ce que vous imaginez. Des mauvaises langues irons jusqu’à dire que vous essayez d’oublier leur existence mais la richesse de ce blog doit être dans la diversité.

Alors, je me fais porte parole de cette contre-musique dont vous ne voulez peut être pas entendre parler et pourtant je ne suis là que pour vos yeux et vos oreilles.
Cela étant dit, rentrons maintenant dans le vif du sujet.
Il est vrai que choisir un premier sujet dans cette faune d’actualité musicale est difficile, mais mon choix s’est finalement arrêté sur le nouvel album d’Eddy Mitchell.
Alors oui tout d’abord vous allez me dire « Quoi mais c’est faux! », mais non, ce nouvel album est bel et bien réel. Oui il est vrai, nous avions tous cru à la fin de la carrière de ce cher Eddy Mitchell qui nous a tellement fait rêver avec son super slow Couleur Menthe à l’eau, qui nous a tous donné envie d’aller swinguer dans le Loir-et-Cher avec sa famille et bien sûr, personne n’oserait faire sa prière du soir avant d’avoir écouté Boogie-Woogie.
Et puis tout à coup, tout s’arrête. Monsieur Eddy nous annonce le 8 novembre 2009 qu’il arrête de nous faire rêver de sa douce voix de caillou. Drame, pleure, crise de panique, on se demande comment survivre sans un nouvel album d’Eddy à écouter en boucle dans les bouchons ou à emmener à notre cours de danse country.
Mais ne pleurez plus les amis, grâce au ciel, IL REVIENT !
Le choix judicieux du titre de ce nouvel album s’est alors imposé : Come Back.

Un album toujours teinté des sonorités américaines chères à son cœur. Alors enfilez vos santiags cowboys, on va danser ridiculement en ligne avec des vestes à franges. Son petit côté Lucky-Luke avec son Jolly Jumper qui vend du rêve, mais pas Clint Eastwood parce qu’il faut quand même pas abuser avec les durs des westerns.

Clairement dans cet album, Eddy est tantôt en mode j’ai 10 ans, (il nous dit qu’il aimerait avoir 16 ans aujourd’hui et nous raconte ses colonies de vacances) tantôt en mode Booba avec En garde à vue. On observe facilement que ce vieux monsieur qui avoue être vintage est un peu en crise de nostalgie. Il fait dans l’actualité pour faire genre qu’il s’y intéresse dans Surmonter la crise. Et il nous parle de l’Esprit grande prairie façon chaman de Walker Texas Ranger.
Il nous donne aussi un peu envie de sortir les briquets et d’aller chasser le bison dans le Farwest c’est vrai, mais pas tout le temps quand même. Il nous donne aussi envie d’être la greluche à bas résilles assise sur le piano du saloon où il a l’habitude de venir boire un whisky entre deux méchants attrapé au lasso.

Et d’un coup changement, on se voit en petit maillots de bain début 20eme sur les plages de Deauville, Carbourg avec des mioches partout. Les colonies de vacances c’est pas toujours rose surtout quand on n’est pas un gosse de riche.
Monsieur se permet de se vanter d’avoir fait du 230km/h sur l’autoroute des vacances après avoir trop bu et même d’avoir soudoyé des agents de police. Ha quel cowboy cet Eddy, un vrai dur ! Tout ça c’est un genre de mélange d’un peu de Yakary le petit indien, une bonne grosse dose de Lucky Luke, du rebelle, de la crise de la soixante-dizaine et beaucoup de nostalgie.
Enfin bref, ce qu’il faut retenir de cet album, c’est surtout qu’Eddy Mitchell est un garçon facile et qu’il n’a pas besoin de ça.
Si (jamais) vous écoutez l’album (un jour), vous verrez ce que je veux dire.