Good Weekend.

On vous l’a dit au moins plus de fois que lorsque Michael Jackson est mort, les Transmusicales, c’est plus qu’un simple festival rennais. C’est trois jours de folie, toute une ambiance collective à base de musique, de bière et de gros what the fuck parfois (à ce titre l’interview des Automators publiée prochainement gagne sans doute la palme). Pour cette année, vu qu’il se trouve que nous avons plein de choses à raconter, chez JNSPUF! et parmi notre sympathique entourage, on vous propose un genre d’article-dossier-fourre-tout qui rassemble tout ce qu’on a pu écouter et voir depuis jeudi dernier.

Jeudi 09/12

La soirée commence pour nous aux Bars en Trans, au Déjazey pour être précis. On y annonce Axel & The Farmers, Eldia et un DJ set d’Arnaud Aubron (le rédacteur en chef des Inrockuptibles) pour conclure la soirée.
Axel & The Farmers, c’était sympa, un mélange intéressant de guitares énervées et de pop toute mignonne. Bon je dois avouer que ça m’a pas non plus marqué des masses.
Eldia, c’était le niveau au dessus. Une rencontre assez improbable mais plutôt réussie entre le hardrock bluesy façon Wolfmother et le post-punk de Gang Of Four, avec une large part donnée aux instrumentaux, et une énergie vraiment appréciable. Bon on a quand même senti que le bar était originellement orienté folk, parce que les pogos, les slams, tout ça avait l’air assez lointain pour le public.
Et pour finir le DJ set d’Arnaud Aubron était plutôt classique, et brassait assez large, de NTM à Franz Ferdinand en passant par Britney Spears ou les Beatles à la sauce techno. C’était chouette et on s’est bien amusé.
Vendredi 10/12

C’était l’occasion de revoir Quadricolor au Sambre en première partie de soirée (avant Arpad Flynn et Mr Nô). On ne s’est pas fait prié, et on a profité encore une fois de leur énergie fantastique et des leurs compositions absolument géniales. Entre new-wave, electronica, afropop et rock’n’roll, les Quadricolor parviennent à trouver leur voie, et ça tombe bien parce qu’elle est plutôt fantastique.
Difficile de passer après ça, Arpad Flynn le fait plutôt bien et nous propose un intéressant mélange. Pop-rock est souvent un terme un peu passe-partout, qui évoque surtout un rock mou du genou, chiant mais mignon. Pour Arpad Flynn, c’est une erreur. Le qualificatif sert à expliquer l’alliance plutôt réussie de claviers planants et de douceur mélodique avec l’agressivité du rythmes et des guitares.
Mr Nô, on a pas pu voir, le parc expo nous attendait.

Il ne s’agissait pas de louper Is Tropical quand même. On peut passer tous les détails (rigolos quand même) de comment la navette centre ville-parc expo c’est au moins aussi intéressant musicalement que certains artistes du festival, parce que quand même c’était un peu long. En arrivant pile poil pour le set des Londoniens, on prend le temps de se poser, et puis non, c’était déjà l’enchaînement merveilleux When O’ When / South Pacific. C’est vraiment génial un concert de Is Tropical, mais c’est difficile à décrire tant ils soignent les paradoxes : pop lumineuse, electro sombre, utilisation de synthés lisses et de guitares distordues à outrance, mise en avant des boîtes à rythmes et de la batterie, etc. Paradoxes incroyablement dansants et mystérieux (les foulards de manifestants, tout ça). On veut les revoir très vite !
Après, on aurait bien voulu voir M.I.A. juste pour vérifier si c’était mieux en live, mais pas de chance, le hall 9 vomissait des gens pendant tout le concert, et impossibilité de rentrer profiter de l’ambiance, donc le mystère reste entier (plus de précisions dans un futur commentaire de Marion).
A la place, on est tombé sur quelque chose de très singulier et qu’on ne croisera sûrement pas à un autre festival que les Trans, Shogun Kunitoki ça s’appelait. Un trio finlandais qui nous propose une musique bruitiste et planante à la fois, ça pourrait séduire et vous évoquer Animal Collective, voire Fuck Buttons. Oui, mais non. La musique était vraiment sympathique, mais c’est pas forcément le genre de concert qui apporte beaucoup quand les musiciens sont assis. C’était une bonne idée de mettre de la vidéo derrière, mais à rester statique tout du long, le public s’endort au bout d’un moment. Dommage.
Concrete Knives était prévu à la suite du programme, et ça nous tentait bien de voir enfin ces normands qu’on avait encore jamais eu l’occasion de voir en live. Il y avait de bonnes choses, un vrai jeu de scène (pour le coup avec le groupe d’avant il y avait pas besoin d’en faire beaucoup pour qu’on trouve ça mieux) et une très bonne ambiance, mais le set a tendance à tourner un peu en rond au bout d’un moment. La faute à une musique trop linéaire, à l’absence de guitariste solo, à une batterie trop répétitive, on ne sait pas, mais même si c’est perfectible, il y a un côté soft-pop 60s dans leur musique qui était vraiment plaisant à écouter.
Fake Blood, pour vous achever votre soirée, c’est plutôt pas mal. De la techno à la fois très riche (dans les sons des instrumentaux) et très pauvre musicalement (pour la basse et la rythmique notamment), c’était rigolo, mais un peu agressif au bout d’un moment.
Samedi 11/12

Bars en Trans encore pour la dernière journée, mais avec un programme tout en diversité musicale. La journée a commencé avec le concert très pépère-mémère de Brune, chanteuse française un brin niais dans les textes, mais à la voix impressionnante et aux arrangements qui ne sont pas sans rappeler Emilie Simon avec un côté electroclash en plus, qui n’est pas du tout pour me déplaire. Il y a même des enfants qui ont pleuré à la fin du concert, parce que ça faisait trop de bruit, et les enfants qui pleurent, c’est vachement rock’n’roll.
Après c’était soirée au Mondo Bizarro, le bar punk/gothique de Rennes, et c’était plutôt surprenant. La soirée commençait par les Mars Red Sky qui ont livré une prestation entre blues psychédélique et stoner crasseux. Le tout dans une version lente et progressive, avec un chanteur à la voix angélique. Il fallait apprécier le mélange subtil pour profiter du concert, et le subtil n’était pas tout à fait ce que le public du Mondo souhaitait pour la soirée.
Les Montpelliérains de Marvin ont à ce titre été beaucoup plus appréciés. Mariant complexités rythmiques issues du math-rock, énergie heavy-metal et habillage trance et vocoder, le groupe a joué vite et fort, et même si les instrumentaux montrent leur limite en live, l’énergie prend aisément le relai. Les versions studios sont de toute manière toujours là pour nous rappeler le talent du groupe.
Pendant ce temps au Sambre, une autre partie de JNSPUF! profitait du live excellent de The Automators, quatuor bordelais qui met tout en oeuvre pour faire remuer le public à l’aide de son croisement habile rock US/pop UK/french touch 2.0. Pour couronner le tout : ils sont bêtes et on les aime bien.
On a conclu la soirée par un excellent DJ set de Fortune au Sambre dont la réputation n’est plus à faire. Entre electro tropicale et techno distordue, les deux gandins ont conclu en beauté trois jours de festival qui nous laisse comme d’habitude un souvenir impérissable. Et tant pis pour les milliards de choses qu’on a manqué (enfin sauf WU LYF, là je m’en remet vraiment pas).

One thought on “Good Weekend.

  1. Attention commentaire hyper perso et absolument pas constructif pour un blog musicale:

    " Comment y'a fucking grave pas moyen que je sois pas là l'année prochaine, en stop ou a la nage, les transmusicales ne se passeront pas sans Pom collin et ses bières belges "

    Merci

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