"A steady flowing psychedelic groove rock band that emphasizes dream-like melody".

(dixit le chanteur Kevin Parker)

2011 arrive, pleine de promesses, mais avant de regarder de l’avant tachons de jeter un petit coup d’oeil dans le rétroviseur et de se pencher sur ce qui a échappé à nous et à nos tops de fin d’année, surtout si comme moi, vous avez toujours six bons mois de retard sur the truc hype à écouter. Cassius revenait dans son dernier article sur le fameux mouvement que j’avais qualifié (grosse inspiration sur le moment) de post-psychedelico-sidérale pop et le groupe d’aujourd’hui rentre parfaitement dans cette catégorie. Let’s talk ’bout le premier album de Tame Impala, Innerspeaker.

Tame Impala vient de l’autre bout du monde, mais plus que la distance géographique c’est un écart temporel qui nous sépare de ces australiens. Il semblerait qu’une faille spatio-temporelle se soit ouverte sur la côte ouest, du côté de Perth et que Tame Impala ait débarqué tout droit des 60ies à bord d’une DeLoerane, c’est l’explication la plus réaliste que j’ai trouvé après à vous de voir. Dans tous les cas grosse révélation avec cet album, pour moi il représente ce qu’aurait été la suite logique (et rêvée…) d’Oracular Spectacular des MGMT. Simple coïncidence ? Il se trouve que c’est Dave Fridmann (accessoirement bassiste de Mercury Rev) qui a produit les deux albums…
C’est donc une pop intemporellement psychédélique que nous livre Tame Impala, pleine d’explosion aquatico-florale, c’est à la fois frais et aussi aride que le bush australien. La voix de Kevin Parker trainante, hantée vient se poser sur des harmonies pleines de dissonances. Les guitares un peu crade viennent salir à souhait des nuages pop bien trop propres. Les accélérations fulgurantes explosent comme des bulles de savons pour laisser leur place à des passages aérien voire interstellaires ! On pense à MGMT donc, mais aussi à Animal Collective bien sur ou à des Grizzly Bear pop un peu sous acide notamment sur Lucidity (“Lucidity come back to me”) avec un concept-clip assez fun…
Le clip et l’explication :
Un album parfois sombre, menaçant, grondant, souvent lumineux mais toujours plein de grâce, l’année commence sur une très bonne note…







Expectation : Hymne à la guitare triomphante…
Solitude is Bliss : Très marqué MGMT, feu d’artifice pop et voix en écho…
À oui au fait bonne année, et à la revoyure.