Je suis vieux mais je me soigne.

Klaxons + Is Tropical @ Le Cargö 21.01.11
Cassius. A événement particulier, circonstances exceptionnelles. Voir les Klaxons à Caen, capitale normande que nous avons quitté il y a plus de deux ans constitue en soi quelque chose d’assez exceptionnel.  Le meldois et moi-même étions donc chacun à un bout du public, ce qui donne l’occasion de faire (une fois n’est pas coutume) un live-report croisé. Bon avec une semaine de retard, mais c’est quand même ça.
Greenwood. Même si la pilule Surfing the Void n’est toujours pas bien passée, les Klaxons restaient encore sur ma liste de concerts à voir, au point de s’expatrier dans la capitale normande pour le week-end. Leur dernier opus a en effet le mérite de contenir quelques morceaux tubesques, qui ajoutés à  ceux de Myths of the Near Future promettaient de belles choses. Leur dernier EP Landmarks of Lunacy m’avait tout de même réconcilié avec les Anglais, sûrement plus éloigné de ce que voulait la méchante maison de disque, et j’étais curieux de voir ce que Wildeflowers ou Marble Fields pourraient donner en live.
C. En première partie, Is Tropical ouvre la soirée et c’est avec un plaisir non dissimulé que je retrouve mon gros coup de coeur des dernières Transmusicales. Leur univers est particulier, leur musique tout autant, et alterne la pop lo-fi radieuse, le dance-punk agressif et l’electro la plus sombre, le tout avec un sens de la déconstruction assez fascinant.  La batterie est notamment absolument incroyable. On sent l’ambiance se réchauffer au fur et à mesure des titres, même si certains semblent assez perplexes face au minimalisme des mélodies dont font preuve les Londoniens. Tant pis pour eux.
 G. Pour ma part, avec leurs masques et leurs tubes en devenir, efficaces à souhait, ces gars là ont un avenir tout tracé. Ils ont donc bien lancé la soirée auprès d’un public caennais un peu jeune à mon goût (sans vouloir faire le vieux con). Il faut dire que je découvrais le Cargo et que les plus de vingt ans restent apparemment en terrasse.
C. Oui c’est vrai, le public caennais est très jeune, un peu foufou sur les bords, et parfois c’est insupportable. Mais en l’occurence, c’était appréciable d’avoir de la folie pour un concert pareil.
G. ILS ont donc fini par arriver et là je ne saurais même plus dire par quoi ils ont commencé  ni ce qui c’est passé ensuite parce que je me suis retrouvé trimballé d’un bout de la salle à l’autre sans pouvoir suivre grand chose. Il faut noter que les caennais se déplacent non pas verticalement mais horizontalement pour exprimer leur joie. Donc au bout de quelques chansons d’adaptation j’ai commencé à écouter avec un peu plus d’attention. Il faut dire qu’entre temps il y avait eu l’immanquable Golden Skans aussi bon en live qu’on peut l’imaginer et que j’étais désormais dans les premiers rangs et plus au milieu de la salle. Finalement à peu près tous les tubes y sont passé, Surfing the Void m’a marqué, Flashover et Magick c’était aussi rock qu’on peut l’imaginer et Echoes aussi “from the other world” qu’on peut l’imaginer. Petite déception, je ne peux pas être catégorique, Cassius pourra peut être confirmé, mais je ne crois pas qu’ils aient joué de chanson du dernier EP… Je ne sais pas combien de temps ça a duré, pas beaucoup plus d’une heure je pense, un peu court, mais bon avec les Klaxons It’s not Over Yet comme le rappel nous l’a annoncé.
C. Pour ma part, je suis vite rentré dans le live, il faut dire qu’Atlantis To Interzone niveau introduction, on fait difficilement mieux, et qu’enchaîner avec Flashover, ma préférée du dernier album, m’a vraiment mis de bonne humeur. Comme Greenwood, je reste aussi assez perplexe sur la pratique du pogo à tout va pour ce concert, mais bon, je pense que c’est surement à ranger du côté de l’excès d’alcool. Le reste du concert n’est qu’enchaînement de très bons morceaux, indubitablement taillés pour les foules, avec quelques passages plus lents (notamment Twin Flames) et quelques chansons  un peu plates qui montrent malgré tout les limites de Surfing The Void (Venusia n’est pas franchement transcendante, avouons le). Ils n’ont pas joué de morceaux de leur dernier EP, je confirme et c’est vrai que c’est dommage, mais honnêtement pas sur que le public aurait suivi. Alors que pour le coup, pendant l’heure et quelques qu’a duré le concert, on a vraiment vu le public s’amuser et les Klaxons aussi à provoquer la folie.
G. Le deuxième chanteur fait 1m20 et il faut avouer que ça m’a cassé un peu le mythe.
C. Le côté triste chez Klaxons c’est qu’ils font de la bonne musique de stade malheureusement trop inaccessible pour pouvoir effectivement remplir un stade.