The Phantom Band + Young Michelin à L’Ubu.

Belle soirée en perspective avec le vainqueur de CQFD Young Michelin et le très convaincant groupe écossais The Phantom Band. Après une bonne demi-heure d’attente, dans une salle quasi vide, due à une confusion entre horaire d’ouverture de la salle et début du concert, les clermontois ont fini par monter sur scène.

Je ne partais pas convaincu par le dernier chouchou des Inrocks mais ils ont été séduisants pendant quelques chansons avant que le charme de la découverte ne s’évanouisse. Il sont gentils avec leurs Copains en ouverture mais c’est un peu enfantin et en cela ils contrastent bien trop avec le Phantom band. Le très vintage Je suis Fatigué est vraiment sympa mais le côté Indochine me gêne un peu, tout comme les paroles, le choix du français est toujours dangereux. L’attention a baissé tout au long du concert surtout qu’aucun des membres n’a fait l’effort de parler à la salle, un peu dommage pour des français… Surtout quand le Phantom Band s’est donné cette peine. Young Michelin (dont les membres ne sont pas si jeunes que ça, ils tournent autour de 35 ans) a pour le moment tout ce qu’on attend… d’une première partie.

Comme vous l’avez compris je venais surtout pour voir la traduction sur scène des deux excellents premiers albums de The Phantom Band. C’est donc le grand écart avec Young Michelin puisque le groupe écossais se caractérise par son rock adulte, mature, sombre, dans la même veine que leurs cousins de The National outre-Atlantique. Ils réussissent à faire tenir sur la petite scène de l’Ubu leurs trois claviers, leurs trois guitares et une multitude d’instruments moins communs comme des pianicas et même un balafon. Très pros, ils ont livré un set très propre à l’image de leurs deux albums en alternant morceaux folks lumineux comme l’excellent Folk Song Oblivion, guitares saturées, “happy birthday” (anniversaire du chanteur oblige) et pop songs avec un joli moment de grâce guitare-voix sur Come Away in the Dark. Légèrement déçu qu’ils ne jouent pas leur magistral instrumental Crocodile, j’ai été ravi qu’ils l’aient en réalité gardé pour le rappel, quinze minutes de tension avec un final en feu d’artifice. Au final un concert tout en contraste, Young Michelin a eu au moins le mérite de faire ressortir la qualité du concert des Écossais.
En attendant un article sur l’Album de début 2010… À la revoyure.