Because I can’t tell lies.

A peine le temps de se remettre de la claque Anna Calvi que nous voilà déjà parti pour vous rabattre les oreilles avec un nouveau disque. Oui, mais en vrai j’ai triché car j’écoute toujours autant en boucle le disque de l’Anglaise. Les joies des albums qui se retrouvent à circuler sur le net des mois avant leur sortie officielle. Et les joies des pochettes amusantes aussi, même si ça a pas de rapport du coup.
Alors oui, il aurait été vraiment injuste que pour de simples raisons de mauvais contrôle et de mauvais timing, un album aussi bon que ce Gimme Some de Peter, Bjorn & John passe à la trappe ici.
Magic avait dit à l’occasion de la sortie de l’album que le fait d’avoir produit le disque de Lykke Li avait sans doute travaillé notre ami Peter qui en avait eu un peu marre de faire joujou avec les boutons et choisi pour se venger d’enregistrer le disque le plus brut et rentre-dedans de toute la discographie des Suédois.
S’il y a sans doute du vrai dans cette histoire, ce nouvel album n’en reste pas moins plus complexe qu’il n’en a l’air. A première vue, lorsque la première chanson (Tomorrow Has To Wait) nous monte 3 minutes basées sur une seule note de guitare, on regarde forcément la suite de la chose avec circonspection. Et puis on oublie bien vite cette histoire, tant les mélodies sont excellentes, tant les rythmes sont variés, tant la subtilité et l’énergie remplacent rapidement ce qui pouvait passer pour de la facilité.
Ce nouveau disque donne quasiment l’effet d’une visite accélérée d’experts en pop music venus faire un tour dans leur ancien chez eux pour vérifier que tout ça leur appartient encore. Et le moins que l’on puisse dire, c’est qu’après un Living Thing plus lent, on est content de retrouver l’énergie qui nous avait séduits en live. S’amuser avec leurs propres codes en passant du sautillant à l’élastique (Eyes), détourner l’afropop gentillette (le génial Dig A Little Deeper), ou juste tout faire sauter joyeusement en moins de 2 minutes (Black Book, Breaker Breaker), autant de postures fantastiques et euphorisantes que l’on trouve dans ce nouveau disque.
Rien à jeter ici, tout s’apprécie légèrement. Et putain ça fait du bien.