Do you speak French ?

Pas un mot de ma part sur le dernier Strokes, qui n’a aucune unité… mais qui est quand même vachement bien… Bref, je laisse à Cassius la lourde tache de décrypter le quatrième et peut-être dernier album des new-yorkais. Je vais plutôt parler d’un autre américain qui vient de South-Carolina : Chaz Bundick aka Toro y Moi. Il vient de sortir un album sacrément chouette qui s’appelle Underneath The Pine.

Toro y Moi fait partie de ce qu’on appelle, dans les blogs branchés, la “chillwave”, qui n’est pas un truc de surfeur du Chili mais plutôt un courant qui utilise beaucoup de synthés, de filtres, de boucles, avec un tempo assez lent, très atmosphérique… Bon comme ça, ça a l’air chiant mais Chaz Bundick arrive, en y ajoutant un peu de tout, à donner un résultat très convaincant.
À dire vrai, on a du mal à croire que Toro y Moi vient des USA tant la French Touch dégouline de tous les morceaux. De AIR à Daft Punk en passant par Alex Gopher ou Sébastien Tellier, on a vraiment l’impression d’écouter un très bon album d’électro-pop franco-versaillaise. L’introduction Intro Chi Chi ressemble vraiment au début de La Femme d’Argent et on se fait cette réflexion sur plusieurs morceaux comme Good Hold où on croirait entendre la voix de Jean-Benoit Dunckel, c’est assez troublant. Le très mélancolique Before I’m Done me fait beaucoup penser aux bordelais de Calc mais c’est une impression plus personnelle je pense.
En dehors de cette remarque, plutôt (très) positive d’ailleurs, l’album est vraiment convaincant, cohérent, sans moment faible avec de très belles mélodies. Les perles électro-pop (Get Blinded) côtoient des morceaux plus funk (New Beat) voire disco par moment (Still Sound) et des passages plus psychédéliques (How I Know) ou atmosphériques (Divina).
En résumé un très bon album, apaisant, qui ne vole pas ses :

À la revoyure.