Le printemps est là.

Vu que c’est un petit peu l’avalanche des sorties d’albums en ce moment, je me permets de vous faire part de mon amour pour un autre disque sorti récemment, celui des New-Yorkais de The Pains Of Being Pure At Heart.
The Pains Of Being Pure At Heart est aussi simple à définir que difficile à écrire. Ils sont majoritairement influencés par le style indie-pop au sens premier du terme, c’est-à-dire par tous ces groupes en The révélés par la compilation C86 du NME (parue en 1986 justement). L’indie-pop au sens premier du terme, WTF me direz-vous sans doute ? L’indie-pop c’est surtout un nom un peu obscur utilisé pour désigner des lignes mélodiques légères, des guitares claires, et des chansons deux accords idéales pour parfaire le doux spleen printanier. Leur premier album mariait habilement cette pureté du coeur à des guitares cradingues (= shoegaze) qui nous faisait encore plus plaisir que leur romantisme très mignon. Oui mais voilà, c’eut été bien trop facile de copier bêtement et de ne jamais évoluer. Surtout qu’en 2011, c’est assez simple, tu évolues dès le deuxième album ou tu dégages.
Et heureusement pour eux, les New Yorkais ont choisi la deuxième voie. Dès les premières notes, Belong surprend par sa production et ses guitares pour le coup plus orientées années 90, et nous rappellent d’autres New-Yorkais peut être moins romantiques mais tout aussi sympathiques (Sonic Youth, oui, c’est ça). Si c’est possible, il semblerait que nos quatre adolescents aient encore améliorés leur songwriting, et il est désormais absolument impossible d’échapper à leurs immenses chorus (Heaven’s Gonna Happen Now reste en tête des heures durant), ainsi qu’à la perfection de leur pop-songs taillées pour les walkmans et les B.O. de teen movies vraiment trop cools (Anne With An E notamment, mais l’album entier aussi quand même).
Alors oui, ça va encore faire râler les partisans de “l’original”, les fans hardcore de Slow Dive, Ride, My Bloody Valentine & co, mais contrairement à leur source d’inspiration, The Pains Of Being Pure At Heart ont de leur côté l’actualité, le présent, et l’immédiateté d’un album qui parviendra sans doute à dépasser le cercle des initiés passéistes, tant les chansons sont parfaites et teintées d’un romantisme qui évite (on ne sait trop comment) l’écueil niaiseux. Comme dirait leur maison de disque, Play it again Sam.