LeS gUiLLeMoTs s’ENvoLeNT à NOUveAu !

Après un premier album époustouflant et un second au mieux indigeste, Fyfe Dangerfield avait eu le mérite de revenir à beaucoup plus de simplicité avec son très bon opus en solo, dont on a parlé en bien ici et qui faisait accessoirement partie de mes albums de 2010. Beaucoup d’appréhension donc, avant d’écouter ce Walk the River d’autant que le premier single lorgnait plutôt vers Red que vers le doux lyrisme de Through the Windowpane.
Dès la première écoute on est cependant rassuré et au fur et à mesure que les chansons défilent on retrouve avec plaisir l’esprit du premier disque. Peut être de manière moins immédiate, sans doute l’effet de surprise est-il un peu passé, mais Walk the River reste un très bel album, exigeant (plus d’une heure), lyrique (un peu grandiloquent parfois), toujours très cinématographique mais surtout qui évite de retomber dans les travers du précédent.
Autant Red était vraiment “bordélique” par moment, autant Walk the River est soigné malgré le déluge de violons, chorales et clavecins. Se succèdent donc envolées lyriques et ponts enflammés que sublime la voix de Fyfe Dangerfield. Certaines chansons seraient d’ailleurs moyennes sans ses montées dans les aiguës, son timbre désabusé et ces chorales où sa propre voix se démultiplie. I Dont’t Feel Amazing Now synthétise de très belle manière l’esprit de l’album et même plus globalement du groupe.
La chanson éponyme et premier titre Walk the River est définitivement un de mes coups de coeur de l’année :
On peut noter un petit coup de moins bien vers le milieu de l’album, que symbolise assez bien Slow Train, une sorte de anti-Trains to Brazil (un des tubes du premier album). Le groupe retourne parfois vers ses vieux démons mais sans en faire autant que sur Red ce qui sauve Ice Room, the Basket ou Tigers du mauvais goût que connaît bien Brandon Flower…
Les guitares de The Basket le premier single :
La plus grande qualité de gUiLLeMoTs c’est de savoir finir les chansons. Même quand un démarrage parait poussif ou que le refrain semble assez banal, on peut être sûr que Dangerfield nous réserve un feu d’artifice pour les deux dernières minutes. Il sait faire durer les chansons, il les rend interminablement parfaites, on s’en rend compte vers la fin de l’album avec le crescendo Sometimes I Remember Wrong et surtout le superbe Yesterday is Dead qui clôt magistralement l’album après huit minutes de lyrisme débordant ! Bravo !


À la revoyure avec demain un concert de PVT qui promet !