De la sueur et des loupiottes lumineuses.

Après l’écoute de The English Riviera, on s’était précipité sur les places du concert de Metronomy (Greenwood et Cassius, Marion s’est un peu moins précipité que les autres). On avait pas la même idée en tête, Greenwood se trouvait définitivement convaincu par le troisième album des anglais, Cassius  espérait changer d’avis sur ce disque sacrément mou du genou et entendre un bon morceau de Nights Out.
Le rendez-vous était donc pris de longue date à l’Antipode, la façon classe de parler de la MJC de Cleunay. Le compte-rendu écrit à quatre mains comportent des passages où on est d’accord de manière générale – passages écrits en police par défaut normal taille standard – et des passages où on est moins d’accord, signifiés à notre lecteur adoré par l’usage extrêmement original du crochet + italique. [Comme ceci.] Si tu es perdu, tu peux te faire aider par un adulte.

 

La première partie était assuré par les copains de label de Metronomy, les écossais de Django Django qui ont des physiques de suédois et qui font de la musique d’un peu partout dans le monde pour pas dire de la musique du monde… C’est très psyché, ça tape sur toutes les formes de percussions possibles, ça pousse des cris de hiboux, c’est un vrai mélange de country, musique bretonne, techno-macarena qui forme une sorte de pop labellisée Max Havelaar pas totalement convaincante. Certains morceaux s’en sortaient très bien (les excellentes Love’s Dart et Wut) d’autres étaient plus intrigants, mais dans l’ensemble, on peut dire que Django Django a bien joué son rôle de première partie : mettre l’ambiance dans la salle avec son univers particulier et dansant.
Après un petit tournoi de ping pong dans l’après-midi (visiblement remporté par Oscar), les Metronomy sont montés sur scène dans une salle assez jeune et surtout chauffée à 40°C… L’ambiance sur scène comme dans la salle est assez bon enfant avec un Jospeh Mount tout sourire et un joli jeu de lumière : chaque membre du groupe ayant une sorte d’énorme pendentif lumineux clignotant autour du cou, l’outil phare de leur live qui est, il faut l’avouer, du plus bel effet.

Une prestation ultra propre comme on pouvait l’imaginer, qui a alterné morceaux pop du dernier album, tubes électro et instrumentaux survitaminés.  Il faut même souligner la cohérence exemplaire de la setlist et le travail réalisé pour faire jouer les premiers morceaux du groupe par la nouvelle formation plus traditionnelle. La performance est incroyable aux vues de l’éclectisme musical qui caractérise les trois albums du groupe. En parlant de groupe, celui ci a semblé pleinement soudé, les petits regards appuyés des uns aux autres en étant la preuve. Gbenga Adelekan est énergique, Joseph Mount gentil et mignon, Oscar Cash est fou et désarticulé, Anna Prior est déchaînée tout en restant d’une classe inimitable tout du long de la performance. Chapeau. [Chapeau tout particulier pour moi qui n’aime pas forcément plus le dernier album, mais qui reconnaît enfin l’énergie latente de ce nouveau disque.]

Mention spéciale évidente pour l’explosive You Could Easily Have Me et l’immanquable Radio Ladio scandée par tout la salle. [Mention plus personnelle pour The End of You Too, final parfait à mon goût.] On regrettera simplement de ne pas avoir entendu la jolie voix de Anna Prior à la batterie… [Ou pas.]

One thought on “De la sueur et des loupiottes lumineuses.

  1. Haaan, mais arrêtez de nous faire rêver làà, l'Antipode devrait être réglable pour accueillir plus de mous-du-virgin comme moi (et clément, et boulue, et…).

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