C’est pas la guerre, y’a des barrières #1

Pendant que certains membres de la troupe (Greenwood pour ne pas le citer) se la coulait douce dans le Nord à enchaîner têtes d’affiches sur têtes d’affiches, une autre partie de JNSPUF! privilégiait notre douce et chère patrie accueillante, la Normandie. Beauregard (ce festival qui avait deux bars à huitres, et oui), est un peu le passage obligé du début de l’été depuis maintenant 3 ans. C’est donc tout guillerets que nous envisagions les-dits trois jours de musique et de bière tout près de chez nous. Et, il faut le dire, John B. (icône mystérieuse et fictive du festival) nous a encore une fois emballé. 
Récit de péripéties festivalières à trois voix !

La programmation du festival n’était pas particulièrement exceptionnelle, avec des grosses machines en tête d’affiche un peu partout, (ZZ Top, Motörhead…), mais présentait des groupes suffisamment attirants et variés sur les trois jours pour que l’on puisse s’amuser quand même.
Si Marion assistait au festival en tant que spectateur, Blou (normande exilée à Rennes comme les autres) avait, elle, le grade qui fait rêver de bénévole accueil artiste responsable animation. Cassius quant à lui, s’assurait une grande classe en gilet jaune de sécurité, en tant que bénévole sur le parking (idéal pour caser toutes vos blagues pourries sur la place de Garou dans un parking ou les manœuvres de Philippe, mais aussi pour chopper des maxis coups de soleil).

Voici notre Review Schizophrène !
Marion
Blou
Cassius

Day One



20h05 :
Le festival a commencé pour nous avec la performance de Katerine, fidèle à lui même en provocateur absurde. La capacité de ce mec à faire des tubes à partir de rien est assez impressionnante, et on a bien rigolé quand même, mais bon, on attendait pas grand chose non plus. Les costumes étaient sympas, les chorés ridicules à souhait et le public était de bonne humeur, mais Musique d’ordinateur en concert, c’était pas tellement possible.

Mais siii, Philippe Katerine c’est possible, sous le soleil normand, vêtu d’une minijupe en sky blanc verni (lui, pas moi), avec ses choristes drôles et le public qui lance des bananes… J’aime bien commencer un festival par ça, parce que Philippe il est gentil. Et puis dans les loges après, il avait un petit peignoir zébré, seyant à souhait, et il avait l’air tout perdu. Je suis sûre qu’il pensait secrètement à son futur enfant à lui et à Julie Depardieu. Cet enfant aura une moustache sèche et des cheveux gras, comme son papa.

J’en suis la première étonnée, mais il s’est avéré que je connaissais par cœur les paroles de la plupart des chansons, et que bien que je ne cautionne pas tout à fait son look (qu’il porte une jupe plus courte que la mienne, je valide, mais les collants bicolores c’est so 2009), je suis à fond pour la Musique d’Ordinateur.

 




21h10
On enchaîne donc avec Kasabian, une bonne grosse ambiance méritée pour un concert vraiment excellent. Ils ont beau être extrêmement prétentieux et avoir des passions vraiment peu enviables, leur setlist est parfaite, leur sens du live est certain et leur concert est maîtrisé d’un bout à l’autre. On a eu droit à une très bonne nouvelle chanson, intitulée Velociraptor si je ne me trompe pas, qui laisse présager de bonnes choses pour le successeur de West Ryder Pauper Lunatic Asylum.
Grosse tuerie. Même si, il va vraiment falloir arrêter avec Oasis à un moment (oui Tom Meijan, je fais référence à tes lunettes, ta coupe de cheveux et ta veste en jean assortie à ton jean. Stop.). Le meilleur concert du weekend dans la catégorie saute-sur-place, hurle et mange de la poussière. Même si ça implique de louper le groupe suivant parce que tu es occupée à exprimer ta joie malgré une extinction de voix temporaire, retrouver tes amis avec qui tu avais rendez-vous sous le gros arbre à gauche de la scène (comme 120 autres personnes) et trouver le bar à eau, parce qu’il fait chaud.

22H30

Sur la petite scènejouait ensuite Deus, un groupe de rock belge, qui aurait pu nous permettre d’écouler nos toutes dernières blagues qu’on avait pas pu caser l’an dernier au concert de Ghinzu, parce qu’en fait c’était quand même un univers très sombre assez similiaire, bien que Deus soit un groupe sans doute un tantinet plus exigeant, expérimental et post-rock. A la place du coup, on a fait les supers blagues évoquées en introduction dans un talkie-walkie.

23h35
Au concert de Motörhead, comme sur le parking, on a mordu la poussière. Au sens littéral.

Le plan initial était de s’asseoir dans l’herbe et de regarder sur le grand écran le concert à une distance prudente. Mais on ne se refait pas, et il s’avère que dans son contexte (une foule de mecs avec des tee-shirts noirs), Motörhead, c’est mortel. J’assume à mort, j’ai levé les poings et secoué la tête. Limite j’ai pas trouvé le son assez fort, et ouais.

 


00h55
Concernant Two Door Cinema Club, leur concert était bien meilleur que celui de Rock En Seine l’an dernier, et on est vraiment contents qu’ils aient réussis à se dé-guindés un peu, et à faire preuve de plus de folie sur scène. Leur setlist est toujours aussi efficaces, et les tubes nombreux. Leurs nouvelles chansons ont l’air d’avoir du mal à se renouveler par contre.

L’avantage de mon overdose de Two Door Cinema Club d’il y a quelques mois, c’est que j’avais oublié combien c’était super. Efficace à tout les coups, mais loin d’être simpliste, c’est le genre de concert où, à chaque morceau, tu trouves que c’est ton préféré.

Du côté de l’accueil des artistes, mon travail de 21h à minuit m’a, certes, privé de Kasabian, Deus et Motörhead, ok. MAIS, le job le plus génial du monde m’a aussi permis de disputer une partie de badminton avec les Two Door Cinema Club. En fait, ce sont des gens normaux, pas si beaux et classes que ça, plutôt drôles, habiles du volant mais surtout bons musiciens… J’ai pu ensuite apprécier leur concert, en ayant des flashs de ce petit chanteur roux qui court dans l’herbe avec une raquette en plastique…

2h00 :
Et à la fin, c’était Birdy Nam Nam, que je ne connaissais que de nom et dont on n’attendait donc pas grand chose. J’avoue avoir été un peu scotchée devant le grand écran en essayant de comprendre comment ils faisaient de la musique avec les machines devant lesquelles ils étaient. Théoriquement, c’est de la musique pour danser, mais en fait c’est vachement bien à regarder, et les grands écrans prennent alors un autre intérêt que quand ils sont juste là pour montrer que lechanteurilestbeaumêmeencontreplongée, ou que les filles du premier rang ont dessiné des cœurs au marqueur sur leurs seins.

End of Day One !

One thought on “C’est pas la guerre, y’a des barrières #1

  1. Ça complète bien mon escapade à Arras, vu que ce sont les groupes que je ne suis pas allé voir :p

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