Y’en Arras l’bol de la poussière !

Le Main Square festival a pris la place de Rock-en-Seine cette année et au vu de la programmation assez moyenne du festival de Saint Cloud, on n’était pas perdant dans l’affaire… Gros weekend en perspective donc, avec en points d’orgues les concerts d’Arcade Fire et de Coldplay ; on y était, on vous raconte :
Day One :

Le premier jour était le moins alléchant sur le papier, mais avec le pass trois-jours et pour quelques euros de plus, on avait le droit à un superbe bracelet Coca-Cola, alors on a craqué… Pas grand-chose d’inoubliable en effet, hormis la prestation de Tame Impala (dont on a déjà parlé en bien ici). Après quelques morceaux de Jenny and Johnny assis dans l’herbe (premier jour oblige) le groupe de Perth, aux membres étonnement jeunes et apparemment sous l’emprise de substances illicites (au point que le bassiste avait clairement l’air autiste) délivre un set original entre remix de leurs propres morceaux et reprises étonnantes (Gainsbourg, Massive Attack). Une festivalière australienne conclura assez justement “They’re so psychedelic, I love them !”. A part ça on retiendra le concert de Queens of the Stone Age, sans surprise et efficace mais on oubliera par contre très vite l’horrible live de Linkin Park (qu’on a quitté au bout de 30minutes) qui verse désormais dans la très mauvaise (euro)pop. Cette première journée, c’était finalement surtout la découverte du site de la citadelle puisque le festival n’a plus lieu sur la Grande Place. La délocalisation ne règle pas les problèmes d’exigüité : bien moins de place qu’à Saint-Cloud pour plus de 100 000 spectateurs. Mais surtout un sol en terre battue pour la Grande Scène qui se soulevait en nuages de poussière au moindre frémissement du public… N’espérez pas faire la sieste à l’ombre d’un arbre : pas de place, pas d’arbres, pas d’ombre.

Day Two :

Le gros morceau du weekend, LA journée marathon avec tellement de choix que The Shoes, TDCC ou encore Kasabian ont subi la triste loi de la concurrence… Après les réjouissants Everything Everything sur la Green Room en amuse-bouche, devaient suivre quatre concerts et plus de huit heures passées devant la Grande Scène, dans la poussière, sous le soleil brûlant du Nord-pas-de-Calais… avec ce fol objectif (finalement atteint) d’être bien placé pour Arcade Fire. Après le “rock de stade” de White Lies, le déferlement de tubes de Kaiser Chiefs et le live aviné de The National (Matt Berninger a vidé une bouteille de “vin wouge” – avec l’accent et a fini dans la foule) c’était donc au tour d’Arcade Fire de remonter sur scène (ils avaient déjà accompagné leurs copains de The National sur plusieurs titres) pour ce qui s’annonçait comme le meilleur moment du weekend. On les avait vu l’année dernière à Rock en Seine et malgré un concert amputé d’une demi-heure à cause de la pluie, on était reparti subjugués par les Canadiens. Ce fut moins le cas cette fois, avec une première partie de concert sans ambiance malgré l’artillerie lourde (Ready to Start, No Cars Go…) et une deuxième heure finalement beaucoup plus animée (après un habile changement de place, en usant des coudes vers une partie de la foule bien plus enthousiaste). Ils n’ont pas atteint la qualité de leur prestation de Saint-Cloud : la faute sûrement au public, au nuage de poussière recouvrant le devant du parterre et au fait que la nuit n’était pas encore tombée. La journée s’est terminée (enfin!) en fanfare par une avalanche de tubes de la part de Moby. Le temps de filer dormir quelques heures à Lille, on était déjà de retour pour le dimanche.


Day Three :

Tenir deux jours comme samedi s’avérait difficile, alors on a privilégié l’essentiel, en préférant parfois une tartiflette à la saucisse douteuse et des churros à la bière… Elbow a fait une belle prestation sur la Grande Scène avec l’immanquable One Day Like This scandé en cœur pour finir. PJ Harvey et Portishead, pas inoubliable, voire très long quand tu te retrouves coincé dans une foule compacte… Mais on ne leur en veut pas parce que c’est pas l’archétype du “groupe de festival”. 23h30 a fini par arriver et Coldplay avec ; feu d’artifice au sens propre comme au figuré, gros ballons de baudruches multicolores et papillons en papier… Setlist millimétrée avec plusieurs nouveaux titres dont les très sympa Heart Like Heaven et Charlie Brown mais surtout tous les morceaux “mythiques” : Yellow, The Scientist, Fix You Clocks, Viva la Vida sont venus couronner cette édition 2011 du Main Square Festival. Extrait :

Malgré une programmation exceptionnelle, on n’y retournera sûrement pas si le site reste tel quel… Il y a même des chances qu’on retourne faire un tour à Rock-en-Seine pour la saison 2012 des festivals, hâte !

À la revoyure.

One thought on “Y’en Arras l’bol de la poussière !

  1. J'avais même pas capté, mais tu as expédié le live de The National en une ligne, c'était pas exceptionnellement extraordinaire ? Ca a l'air d'être une tuerie en live pourtant !

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