Allons à la piscine.

En quittant la Route du Rock avec un poil de nostalgie il y a un mois déjà, je n’ai pas pu m’empêcher de profiter des merveilleux stands abrités qui vendent pour quelques euros des petits trésors de rock/pop/folk indépendant, des excellents Kütu Folk Records, jusqu’au Another Record, en passant par le label rennais Ideal Crash. Anyway, assez intrigué par la performance des Frànçois & The Atlas Mountains, je me suis procuré ce qui semble être leur tout premier album et qui date de 2009.

Suffisamment varié, le disque réalise habilement un cross-over entre la chanson française pour papa cool (Dominique A et compagnie) et quelque chose de plus indé/anglosaxon. Le genre de cross-over qui te prend par les sentiments et qui évite que tes oreilles n’aient le réflexe de se fermer en entendant un mélange souvent raté de guitares électriques et langue de Molière. Bref, l’album s’ouvre sur Royan, une belle ballade à la guitare épurée et aux choeurs enchanteurs. Se succèdent ensuite une série de compositions d’esprit très do-it yourself qui empruntent aux deux cultures dans un très beau mélange de pop, folk et jazz. Si le tout forme néanmoins un ensemble un peu brouillon et parfois inégal (Peaux Rougesest même plutôt lassante), la plupart des titres sont remarquables pour le sens mélodique qui se dégage de ces arrangements minimalistes. La performance est suffisamment périlleuse pour que l’on puisse donc tout de même tirer notre révérence à ce jeune groupe qui semble souligner qu’une véritable scène indie francophone se développe. Et signe chez Domino. Et c’est bon signe.

 

 

 

Et maintenant, ils donnent dans l’afropop aquatique, une belle progression donc.