2011 en musique (Partie 3)

Et oui, ça y est, c’est enfin l’heure de boucler notre classement de l’année. Des centaines de disque qu’on a écouté cette année (oui oui), on a donc retenu nos 20 petits préférés chacun et pour garder un peu de suspense (on est calé niveau attente du lectorat) on vous parle d’abord des cinq derniers du classement, puis des cinq avant derniers et ainsi de suite pour finir par vous parler des meilleurs disques de 2011, rien que ça.

Cassius



20 Mogwai – Hardcore Will Never Die, But You Will

Les Glaswégiens s’éloigne du post-rock des débuts pour un grand disque sombre mais plus apaisé. C’est également légèrement plus direct que les albums précédents, et ça fait quand même très plaisir. Les noms de pistes sont aussi un point bonus pour les Ecossais. How To Be Werewolf ou même You’re Lionel Richie, ce genre de trucs.

 

19 Los Campesinos! – Hello Sadness

Des Gallois qui restent aussi bons et puissants qu’à la première heure. Avec une pointe de maturité qui régule  avec succès leur excès de folie. Mais on en a déjà parlé y’a vraiment pas longtemps donc voilà quoi.

 

18 The Horrors – Skying

Plus on avance dans la discographie des Londoniens et plus ils semblent se spécialiser dans un revival précis. Du garage 60s, on arrive donc vers le pyschédélisme du tout début des années 80 (ou alors de la fin des 70s mais on va pas chipoter non plus hein). Un très bon disque, légèrement plus optimiste que les précédents. Le soleil commence à percer les gars, allez-y c’est par là.

17 Is Tropical – Native To

Définitivement un disque très surprenant, qui fait habilement le mélange des genres. On en a déjà beaucoup parlé ici, un disque contrasté à la fois sombre et lumineux, mélange habile de guitares saturées, synthés distordus, voix qui grésille, boîtes à rythme, batteries déconnantes et aussi tout le contraire. C’est assez difficile de décrire cet album, mais on a beaucoup aimé son côté résolument moderne et lo-fi.

16 John Maus – We Must Become The Pitiless Censors of Ourselves

L’ami John Maus nous a donné un concert tellement fou et abscon à Stockholm que je me devais de le faire figurer quelque part. Sa new-wave glaciale et dramatique était clairement un bon souvenir de 2011. Les ‘tubes’ de John Maus sont très particuliers (cette voix lointaine qui fait écho à elle même, ces synthés superposés à l’infini) mais il faut avouer que Quantum LeapCop Killer ou même Believer ont des refrains plus qu’obsédants capable de rester en tête des jours durant. Toutes les chansons se construisent plus ou moins sur la même base, il n’y a donc pas de morceau à jeter, une fois qu’on a adhéré au style de ce professeur de philosophie vraiment pas comme les autres.

Greenwood


20 Iceage – New Brigade

Ce n’est pas du tout le genre d’album que je fais l’effort d’écouter en général. Grand bien m’en a pris. Jeune, nerveux, pressé, sombre et efficace. 12 fois 2 minutes de punk survolté. Surprenant. 

New Brigade

19 Is Tropical – Native To

C’est ma révélation live de l’année. Une énergie folle qui compense largement une technique sûrement loin de la perfection. Pour faire un bon live, il faut de bonnes chansons. Native To réserve quelques pépites d’un joyeux bazar électro-rock signé Kitsuné. Voir aussi ici (by Cassius)

Lies

18 The Pains of Being Pure at Heart – Belong
Le nom du groupe résume bien l’esprit. Du rock adolescent, innocent, insouciant. Ça pourrait être très mauvais, c’est très bien fait. Une voix blanche teenage, tellement classique que cela en devient original. Voir aussi ici (by Cassius)

Heart in your Heartbreak

17 The Drums – Portamento

Les Drums utilisent les mêmes recettes que pour le premier album. Ça fonctionne toujours aussi bien.  On aime ou on déteste cette new wave pleine de soleil: Ian Curtis en transat.  

Money 

16 Washed Out – Within and Without

Un album vraiment à part cette année. Une chilwave envoûtante et mystérieuse. Synthétique et gracieuse. Désespérée et joyeuse à la fois. 

Eyes be Closed