2011 en musique (Partie 6)

Les top5 se dévoilent enfin…

Greenwood


20 Iceage – New Brigades

19 Is Tropical – Native To

18 The Pains of Being Pure at Heart – Belong

17 The Drums Portamento

16 Washed Out – Within and Without

15 Peter Bjorn and John – Gimme Some

14 John Maus –  We Must Become the Pitiless Censors of Ourselves

13 Justice – Audio Video Disco

12 Yuksek –  Living On The Edge Of Time

11 Guillemots – Walk the River

10 Mondkopf – Rising Doom

9 The Shoes – Crack my Bones

8 Lykke Li – Wounded Rhymes

7 Other Lives – Tamer Animal

6 The Antlers – Burst Apart


5 Cut Copy – Zonoscope

Si on faisait les top2011 au mois de février, Cut Copy aurait été sur la plus haute marche. Les Autraliens échouent à la cinquième place. Pourtant, dix mois plus tard, les boucles electro, les nappes aquatiques et les percussions synthétiques sont toujours aussi catchy. Les morceaux évoluent toujours là où on ne les attend pas. La quintessence de l’electro-pop (autralienne) avec l’une des chansons de l’année Pharaohs & Pyramids que l’on trouve bien sur ici. Voir aussi ici.

I need you now


4 SBTRKT – SBTRKT

On ne parle pas souvent de dubstep. Mais force est d’avouer qu’on ne pouvait pas passer à côté de cet album à la production impeccable. À la croisée de la pop et du RnB, SBTRKT rend le dubstep accessible. Le choix des voix est parfait, c’est fragile, délicat et entêtant. Le DJ londonien démocratise parfaitement le genre. Voir aussi ici.

Trials of the past



3 Metronomy – The English Riviera

Les Anglais allaient bien arriver quelque part. C’est un peu le groupe de l’année avec l’album pop de l’année qui finit à la troisième place. Une fois encore, une production parfaite où se détache le moindre son, la moindre note. D’une pureté et d’une fragilité déconcertante. Metronomy réussit brillamment sa reconversion vers le monde de la pop rafraîchissante et pétillante sans pour autant tomber dans la facilité comme le prouve la remarquable conclusion de The English Riviera. À écouter sur la plage. Voir aussi ici.

The Look




2 Radiohead – The King of Limbs (+ other tracks)

Un peu seul contre tous sur ce coup… The King of Limbs a dérouté tout le monde. Amenant de l’eau au moulin des détracteurs de Radiohead et laissant les fans quelque peu dubitatifs. C’est un album très exigeant. Il faut écouter une trentaine de fois la première partie pour commencer à voir ou la bande de Thom Yorke veut en venir. Sûrement une vingtaine de fois de plus pour vraiment les apprécier. Il n’empêche que cet album compte parmi ses titres certaines des plus belles compositions du groupe comme Separator ou Codex. Sur la forme, The Butcher et Supercolider viennent parfaitement compléter un disque trop court au goût de certains (huit titres). Comme un pied de nez, Radiohead sort The Daily Mail en fin d’année pour rappeler à tout le monde que les anglais forment toujours le plus grand groupe (en activité)… Voir aussi ici.

The Daily Mail

1 M83 – Hurry up, We’re Dreaming

Un Frenchie sur la première marche! Un petit Antibois, parti faire fortune aux USA comme les Phoenix avant lui. Il délivre un album aux allures de rêve américain. Hurry Up, We’re Dreaming c’est la consécration de la pop totale. Une oeuvre de 22 titres sans temps morts, qui joue parfaitement autour de ses tubes et de ses transitions. L’electro pop poussée à la perfection dans une année qui n’a pourtant pas été avare en la matière. Bravo! Voir aussi ici.

Steeve McQueen

 

Cassius

20 Mogwai – Hardcore Will Never Die, But You Will.
19 Los Campesinos! – Hello Sadness
18 The Horrors – Skying
17 Is Tropical – Native To
16 John Maus – We Must Become The Pitiless Censors of Ourselves
15 The Kills – Blood Pressures
14 Anna Calvi – Anna Calvi
13 Cults – Cults
12 Peter, Bjorn & John – Gimme Some
11 M83 – Hurry Up, We’re Dreaming
10 The Shoes – Time To Dance
9 Lykke Li – Wounded Rhymes
8 Juveniles – We Are Young EP
7 The Pains of Being Pure At Heart – Belong
6 The Dodos – No Color

5 We Were Promised Jetpacks – In The Pit Of The Stomach

Un album de rock pur et intéressant. Les riffs puissants et l’énergie hallucinante qui se dégage de cet album me rappellent que oui, j’aime encore ça le rock. Même si la formulation est datée. Voir aussi ici. J’avais mis 7 cotons tiges, à l’époque, donc définitivement un disque qui mûrit à l’écoute.

Human Error

4 Battles – Gloss Drop

Grosse bataille pour la 4e place, ce Gloss Drop de Battles. Quand j’écoute le trio d’ouverture Africastle, Ice Cream et Futura, j’ai envie de le placer immédiatement en album de l’année. Et puis j’écoute le reste, et je me lasse légèrement en arrivant à la fin. C’est beau, c’est bizarre, c’est compliqué, mais c’est surtout très amusant et hyper groovy. Voir aussi ici.

Futura

3 Misteur Valaire – Golden Bombay

Le podium se partage pour moi entre deux albums qui présentent un état d’esprit plus ou moins similaire : pousser l’originalité et le mélange des genres un cran au dessus. La version québécoise est proche de l’electro-jazz mais emprunte au funk, au blues, au hip-hop, à la techno et à la pop. Mais loin de créer un style unique et homogène, les chansons de Golden Bombay passe d’un genre à l’autre dans un maëlstrom musical étonnant et exceptionnellement digeste. Voir aussi ici et ici pour une bien belle interview incompréhensible.

Ave Mucho

2 Quadricolor – Hide/Lie/Pretend/More/Than EP

La version française est plus limitée dans les registres couverts (difficile de faire plus cross-over que Misteur Valaire) mais emprunte malgré tout une variété de styles et d’influences. Les niçois restent hantés par les spectres de Radiohead et Grizzly Bear mais proposent enfin sur cet EP leur propre univers. Les quatre chansons figurent parmi les meilleures productions locales de l’année. The Wrong Way est inventive et intelligente, Clammy Fingers retrouve un hédonisme dance qui pouvait jusqu’alors leur faire défaut, Time Is Up est l’équilibre parfait entre puissance et mélodie, et Mediterranean’s clôt l’EP sur un chorus entêtant. Cet EP figure à la deuxième place tout simplement parce qu’un album de Quadricolor aurait été deux fois plus long et deux fois mieux. Quasi-garanti. Voir aussi ici et ici pour une interview intéressante et amusante.

Time Is Up

1 WU LYF – Go Tell Fire To The Mountain

L’album qui fâche. L’album de l’année ? Vraiment ? Oui vraiment. 2011 est enfin l’année où un groupe aura suscité des passions, des haines. Plus de l’indifférence. Cette indifférence insupportable qui caractérise notre époque molle. Je me battrais donc pour défendre WU LYF dont la musique peut horripiler autant qu’elle peut transcender. WU LYF ne joue pas mieux que tout le monde, mais il joue différement. WU LYF joue cette heavy-pop désespérée et lumineuse qui crashe des cymbales comme si c’était les dernières.