Mieux vaut tard que jamais.

Teaser mystérieux: Beaucoup de laisser-aller en ce moment, mais on a une excuse, on est un peu comme des enfants juste avant Noël, qui n’ont plus trop envie de jouer avec leurs vieux jouets sachant qu’ils vont bientôt être remplacés par des flambants neufs…

 

Les débuts d’année sont autant propices aux bonnes résolutions qu’au regret d’être passé à côté de quelque chose. Loin d’être exhaustifs en 2011, nous n’avons pas mentionné cet excellent album de Youth Lagoon qui aurait amplement mérité de figurer dans nos top de fin d’année, sûrement même assez haut. Séance de rattrapage pour The Year of Hibernation de l’américain Trevor Powers aka Youth Lagoon.

Avec The Year of Hibernation, il ne faut pas s’attendre à un album percutant à la première écoute, mais plutôt addictif à la longue. Seulement huit chansons, 35 minutes, mais aucune fausse note. La voix de Trevor Powers vient se briser sur des morceaux appliqués et pleins de grâce. À la croisée de la dreampop et de la chillwave, Youth Lagoon et ses sons/voix voilées alternent les rythmes plein de langueur (17) et les crescendo flamboyants (July). Les envolées restent cependant raisonnables et ne sombrent jamais dans un lyrisme exacerbé de mauvais goût, tout reste très “comme il faut”. La fin de l’album réserve les deux plus belles perles Montana et The Hunt aux finals épiques sans être héroïques mais totalement maîtrisés par ce multi-instrumentiste de 22 ans, assez incroyable de maturité. La force de l’album réside dans sa cohésion, Trevor Powers ne prends pas beaucoup de risques mais à quoi bon quand on a trouvé une excellente recette qui fait mouche sur chacun des morceaux: 8/8. Un premier album brillant qui réussit à surpasser les Beach House dans un style très comparable.