Super power pop.

Quand tu mets plus de trente heures pour revenir d’une semaine de vacances en Laponie, tu as le temps d’écouter un peu de musique. Voyage des Suédois de The Sound of Arrows semblait tomber sous le sens alors que j’étais bringuebalé de taxis en bus et de bus en trains par -30°C.
The Sound of Arrows semblent avoir tenté le pari osé d’écrire des morceaux encore plus épiques que M83 et The Killers réunis. À l’écoute de Voyage, on peut conclure que l’objectif est atteint. Le nom du groupe – “le son de l’arc” et la pochette de l’album au goût douteux laissaient d’ailleurs présager le meilleur.

 

L’écoute se résume à une triple constatation. D’abord le “de toute façon la prochaine chanson peut pas être plus grandiloquente sinon elle va faire exploser mes écouteurs”, puis le “mince! ils l’ont fait” et enfin le “… c’est pas mal en fait”. Car oui, c’est pas mal du tout en fait. Au-delà de l’indigeste production, pleine de vocoders, de basses inutiles, de claviers criards et de nappes douteuses, je n’ai pas pu m’empêcher d’apprécier la plupart des morceaux, dont la prétention ferait pâlir Hurts de jalousie…

Car cette europop dégoulinante est tellement assumée (second degré?) qu’elle tient debout voire marche plutôt pas mal. Enfin vole plutôt que marche, vole dans un gros vaisseau spatial. Voyage c’est une aventure galactique au monde du mauvais goût, totalement epicful et parsemée de tube superpowerpop. Parfois c’est vraiment trop, comme cet immonde clin d’oeil à Coldplay sur la bien nommée Hurting All the Way… Mais les accidents sur les croisières galactiques ça peut arriver, on ne peut pas leur en tenir rigueur, on est toujours bouche bée devant cet ovni sorti tout droit du pire des années 1970…