La chasse au Yeti.

Il y a pas hyper longtemps, je ré-écoutais le Primary Colours de The Horrors et regrettait amèrement l’absence de correspondants français à la bande à Farris. Et puis j’ai écouté la première chanson du nouvel album de Yeti Lane, The Analog Wheel, j’y ai trouvé ce shoegazing fantastique, psyché, cradingue et usant de tout le potentiel synthétique dont les technologies actuelles permettent de disposer aujourd’hui. J’étais donc déjà sacrément content d’avoir trouvé une version moins sombre et plus déstructurée du mythique Sea Within A Sea.

 

 

Mais là où les Horrors se revendiquent bien plus du rock garage que du psychédélisme, Yeti Lane ne choisit pas et mélange habilement des intros au synthé abrasif à des lignes de guitares claires et brillantes (teintée d’indie-pop donc). On ne doute pas une seconde à l’écoute du titre éponyme ou de Strange Calls (les réussites indéniables de l’album) que le groupe est mature, très mature et a expérimenté différentes formations et différents styles avant de faire paraître cet album extrêmement abouti.

 

La structure seule de l’album – si elle peut sembler un poil forcée – illustre bien cette obsession de la construction. Articulant autour de quatre intermèdes instrumentaux l’ensemble des chansons elles aussi tout en progression, on a bien affaire à des nostalgiques du prog-rock et du disque concept dont l’âge d’or se situe quelque part dans les 70s (pensons à Dark Side of the Moon ou Autobahn pour les plus évidents). De bien belles références qui illustre à merveille l’univers dans lequel évolue Yeti Lane.

 

Un petit bijou qui s’écoute d’une traite et dont on ressort transporté. L’objectif quoi.