J’ai vu les Hives en Suède…

La semaine dernière The Hives avaient prévu une série de concerts surprises à Stockholm. Étant LE groupe Suédois à voir en live avant de mourir (aBBa…), ça tenait de l’obligation professionnelle de se débrouiller pour entrer dans l’un d’entre eux. Il y a d’abord eu deux lives éclairs de suite au Café 44 en milieu de semaine: 30 minutes folles folles folles dans une salle minuscule et surchauffée. Bon là, j’y étais pas, mais pour le coup, vexé d’avoir manquer leur performance “underground”, j’ai tenté la deuxième soirée surprise dans une salle plus traditionnelle avec plus de monde, pour un live plus long. Plus de monde, c’est peu dire puisque le concert était censé être gratuit avant 10h…

C’est le système suédois typique, les concerts sont souvent à 11h et jusqu’à 10h l’entrée dans la salle est gratuite. Les salles comptent sûrement sur les consommations pendant l’heure d’attente pour rentrer dans leurs frais, sachant que les aficionados paieront s’ils sont en retard… d’autant que le prix des concerts est souvent assez “dérisoire” (autour de 10-15€ en général), pour les suédois du moins. Cela occasionne donc des queues souvent interminables devant les salles à partir de 9h. 

 … et que la moitié de Stockholm s’était donnée rendez-vous devant le Debaser Medis pour former une queue de 150m. Prévoyant au possible, j’arrive comme une fleur vers 9h30 et m’encastre en début de file où je rejoins un camarade espagnol plus avisé. Après une attente un peu désespérante de plus d’une heure où toute la guest-list nous passe devant, on finit par rentrer et payer la somme modique de 120SEK (oui on était les fameux aficionados qui payent ce soir là). Enfin, il reste que payer un peu moins de 15€ pour un live de The Hives, ça reste raisonnable…

Première partie: Imperial State Electric – connaissais pas – pas plus envie de connaître…

Et puis les lourds rideaux rouges de la salle se sont ouverts sur les Suédois, parés de leurs traditionnels costumes trois pièces noir et blanc, queue de pie, chapeau haut de forme… La salle surchauffée peut libérer sa frustration d’une attente interminable par 0°C. The Hives alternent tubes survoltés et speech en suédois du chanteur Pelle Almqvist, parfait pour reprendre son souffle et faire croire qu’on est suédois en applaudissant à chaque mot, avant de repartir dans la bataille. Almqvist est ultra-charismatique et totalement déchaîné – il fait tomber une épaisseur de son attirail à chaque chanson. Son jeu de scène mickjaggerien est au moins aussi réjouissant que celui de son guitariste de frère Nicholaus Arson (né Almqvist), à l’air un peu psychopathe mais tellement décalé qu’il en devient drôle.

L’ambiance est extra et donne envie de se plonger dans la discographie d’un groupe que je ne connaissais pas plus que ça, mis à part leurs 5 ou 6 méga-tubes. Ça pogote dans tous les sens, tout en restant bon enfant. Le batteur jette ses baguettes dans la foule à chaque fin de chanson tandis que les Almqvist brothers se jettent eux dans la foule à chaque fin de chanson. En nage et après s’être versés plusieurs litres d’eau sur la tête, ils quittent la scène quelques minutes avant de revenir pour un rappel grandiose accompagné de deux saxophonistes en chapkas… Un Tick Tick Boom d’anthologie vient couronner le tout: mon meilleur concert en Suède pour le moment!

Vidéo à partir de 4’30 pour la deuxième partie de la chanson…