Bazar euphorique.

Alors qu’on avait été tout à fait intrigués par leur performance live en première partie de Metronomy, le collectif irlando-écossais (basé à Edimbourg oui oui) Django Django n’avait pas eu de mention particulière sur ce blog, et ce malgré un premier album paru (relativement) récemment.

Si le live nous avait paru relativement étrange et parfois un peu poussif, l’album confirme cette impression. On a affaire ici à de la pop à la fois ethnique et synthétique, un mélange forcément relativement risqué. Mais ne soyons pas frileux, car si on imagine difficilement le mélange de ces deux styles, le résultat est tout de même très convaincant.

Une introduction évoquant tour à tour musique de western, générique TV et jeux vidéos d’un autre âge plus tard, l’album est lancé aux rythmes de percussions tribales (Hail Bop) puis enchaîne sur des chansons plus directes et plus tubesques (Default et son sample vocal pour le moins intriguant, Waveforms et sa basse échappée d’un morceau de dubstep pour retraités). Sans oublier des tonalités orientales et afropop, Django Django parcourt le monde et s’amuse à tordre synthés et guitares sur un album joyeusement foutraque.

Une immédiateté pop se dégage notamment grâce à la puissance des harmonies vocales, mais là où Django Django est vraiment doué, c’est dans la capacité à créer une ambiance hypnotique à force de motifs répétitifs (Skies Over Cairo, ainsi que l’exceptionnelle Love’s Dart). Bon après 50 minutes, ça fait quand même un peu beaucoup de répétitions, d’autant plus que les ‘singles’ sont vraiment bons donc on conseille pour les rapides du clic de faire l’impasse sur leurs ballades dispensables (Hand of Man).

Il serait difficile de dire à qui s’adresse ce disque tant l’ensemble est éclectique, mais il y a définitivement une filiation avec un grand nom du psychédélisme écossais, les vieux et intrépides de The Beta Band. Alors si vous aimez ce genre de bazar euphorique, Django Django va vous faire plaisir.