Kindness : Balle de conscience

 

Je n’ai pas réussi à dormir et j’écris cet article alors que je réécoute l’album seulement pour la deuxième fois. Dans mes souvenirs il était plus sombre mais pas moins triste, c’est joli. (Elle est réussie mon intro mélancolique ?)

Les premiers morceaux sont une sorte de dance triste, je pense à la house des 90’s alors que la presse branchée le situe dix ans plus tôt, personne n’aura raison. L’entrée est douce avec SEOD, le charme fait déjà effet. Il fallait oser la reprise du tube ringard mais Adam Bainbridge l’a réussie avec Swingin Party ou encore Anyone Can Fall In Love.

Un voyage dans le temps, propulsé au milieu de l’un de ces vieux clubs Berlinois.

Je me demande comment fait-on pour classer une telle chose, influencée de toutes parts et surprenante de bout en bout. Les surprises sont dans chaque chorus ou chaque beat, et le beat c’est chic. Gee Wiz est par exemple totalement cool, elle m’a même ravivé quelques souvenirs sur Maggot Brain de FunkadelicWorld, You Need A Change Of Mind a un pouvoir assez paradoxal : c’est assez pesant, triste, mais tu es pris d’une envie folle de shaker ton booty !

Allez vi… on attaque la seconde partie du cd avec House, petit hymne pop très sympathique avant d’être submergé par les saxos de That’s Alright. C’est un super truc de crooner en fait. Je n’ai pas senti la transition entre Cyan et Bombastic (ça vous fait pas penser à UN VIEUX TUBE de Shaggy ?), mmh c’est plutôt bon signe.

Doigsong clôture cet album, perle disco/pop avec ses beats ravageurs et sa petite basse creuse. Fiou il est chouette Kindness, caché dans sa modestie. Découvert par hasard, je me suis dit que la pochette était jolie à l’heure où nombre de groupes indés tentent le tout-original, ici nous avons un portrait tout simple, ça a suffit à me donner envie d’écouter un super disque. Je suis chanceux, Philippe Zdar n’est pas étranger à la production de ce joyau.

Qui veut prendre une balle disco-disco dans la tête ?