Les Kills à l’Olympia WOW WOW.

12 novembre 2011, il est environ 20h15 lorsque nous pénétrons l’enceinte rouge de la légendaire salle. On a peur d’être en retard, on croise une feuille qui nous indique que les Kills commenceront dans une heure : nous sommes sauvés, maudit parking.

Un petit tour énervé aux toilettes (ah les filles, j’en ai profité pour me marrer avec le vendeur de tee-shirts) et nous voici en plein brouillard sonore : Weekend, c’est vraiment dingue. Le trio qui assure la première partie du duo, assure. Immense bordel sombre et coloré dans lequel on s’évanouira avec plaisir.

Une voix pré-enregistrée nous informe que l’Olympia nous offre 20min d’entracte, oh comme c’est charmant ! Les lumières s’étiolent, Jamie arrive le sourire aux lèvres et bidouille sa boîte à rythmes. No Wow nous explose alors au visage et Alison est déjà folle, je n’ose pas parler de tout ce joyeux monde sur Future Starts Slow.

Les temps morts n’existent pas en ce samedi soir Boulevard des Capucines et les tambours cognent très fort dans nos poitrines. La salle est agréable au niveau du son et le sol rebondit : nous sommes contents. La setlist est remplie de surprises et le groupe se risque à jouer de vieilles merveilles de garage, c’est à ce moment que Monkey 23 nous enivre pour laisser s’exprimer un Fuck The People des plus ravageurs. Mourons donc avec la reprise de Pale Blue Eyes du Velvet. L’assemblée aura bien du mal à s’en remettre. Un verre de vin rouge sera levé à notre santé alors que le dernier morceau se joue au Memotron : it’s The Last Goodbye, mais non nous ne le jurerons pas.

L’ambiance est électrique et les parisiens sont plus drôles que ce qu’on dit, certains s’essaient à nous refiler de fausses affiches, un autre manque de me brûler les fesses avec son caddie à marrons : j’aimerais y retourner. On ne peut pas figer le temps : on rentre.