Panoramas #15 : le kebab sous LSD, c’est pas joli joli.

 

On y est enfin : les 15 bougies de Panoramas, “un beau bébé” comme diront les Juveniles avant que la petite foule du Club ne gueule qu’à 15 piges, t’es plus un bébé (et encore moins une fille). 19 000 litres de bière, quand même.

 

D’accord, le vendredi on arrive en retard sur le site et on loupe les Stuck In The Sound, je suis fou. Tom m’appelle pour venir retrouver tout le monde et jumper sur 1995 : on se cassera au bout de 2,5 morceaux tellement c’était pas génial (au moins on aura vu des gars qui portaient le tee-shirt de leur propre groupe, c’est déjà pas si mal non ?), on va pas épiloguer.

 

Des câlins, des bisous et quelques poignées de mains plus tard j’avais déjà perdu pas mal de monde (c’est aussi ça Panoramas : perdre TOUT le monde). Ça m’empêchera pas d’aller revoir Tepr, le loulou jouant ici à domicile : un set agréable et dansant, rien à dire c’était chouette. Ensuite viendra L-Vis 1990, on en pas vu beaucoup mais c’était déjà génial !

 

Maintenant c’est le moment qu’on attend tous depuis 2 ans, l’impatience est palpable. L’herbe est mouillée (je suis pas certain que ce soit de la pluie, Morlaix est une ville remplie de surprises) et mon slim beige ne l’est déjà plus, tous nos visages sont quant à eux repeints comme des arcs-en-ciel.

Un bisou à Teki et c’est parti ! On pénètre alors le Grand Hall et la scène se met doucement en place : Paul Kalkbrenner est attendu comme le messie. Ce sera le seul moment du week-end où tout le monde se bougera le cul en même temps : fait assez incroyable pour être souligné. L’allemand préféré des Français himself nous salue : BLAM. La claque est immédiate malgré quelques problèmes techniques. Ça monte, ça explose, ça danse, ça chante et ça re-danse : grâce à Paul K on redevient des loulous contents et des petites puces pleines de joie. Sky & Sand soit au début soit à la fin, cette fois c’était à la fin, Aaron finira d’achever nos jambes et nos cerveaux : bitte schön kamerad.

Nous sortons de ce bordel éblouis et perdus. Je passe tout seul au concert de la Sound Pellegrino Thermal Team (l’histoire du bisou) mais je pars très vite, direction là où les fringues deviennent vertes et marrons pour une pause clopes.

Nous étions tous là notamment pour Gesaffelstein, une partie de l’Espagne s’était même déplacée pour lui, mais The Hacker nous remet vite les idées en place. Les “vas-y Michel” fuseront de partout on arrivera au coeur de la fosse et The Hacker nous fera sauter de joie en remixant l’éternel “Blue Monday” de New Order pour nous faire totalement oublier Gesaffelstein. Il est 4h17, le vendredi se termine.

 

LE SAMEDI NIGHT FEVER

 

Je ne me ferai pas avoir deux fois, 20h tapantes + 4min nous sommes dans le Club Sésame pour le concert des Juveniles et la salle est étonnamment quasi-vide. JS qui avait enflammé le Grand Hall en 2009 ou 2010 avec les Wankin’ Noodles entre en scène, le batteur aussi… mais où est le bassiste ? Une nouvelle tête le remplace en tordant les gambettes partout et en expérimentant des 360° sur les enceintes. Les morceaux s’enchaînent : Hard Working Girl, Logical, Black Out, We Are Young, Ambitions, etc. Well done ce fût pour moi le meilleur concert de toute cette belle édition. Les nouveaux chouchous du label Kitsuné savent y faire.

De là, je remarche tranquillement et rejoins encore quelques amis au concert d’OrelSan, le live progresse mais on reste quand même sur sa faim. Zou, direction Jupiter !

Le concert est vraiment chouette, je me demande pourquoi le bassiste se tient si bizarrement, on a oublié à quoi ressemblait le gars du milieu mais on retiendra surtout que la chanteuse est sexy et qu’elle pense beaucoup au saké !

Arrive alors le phénomène Madeon, une petite peur de la déception s’installe (le buzz toussa toussa) mais elle n’était pas fondée : je ramasse une claque et un crochet du droit en cadeau bonus.

C2C dans le Grand Hall, fiou c’était chouette, musicalement et visuellement. 20Syl tout sourire, battle Beat Torrent vs.Hocus Pocus : un show un show un show donc une vidéo. Fatigué je vais rejoindre un peu de monde au concert de Rone sous le chapiteau, devenu intimiste pour l’occasion.

 

Les jambes commencent à lâcher, l’esprit est déjà loooooin lorsque l’on se cale au premier rang du set du duo Christine : dingue. Je m’endormais un peu mais on a tous adoré les images tout à fait charmantes projetées derrière eux.

 

Enièmes retrouvailles dans l’herbe, deuxième pantalon devenu tout vert, on s’allonge pour discuter du sens de la vie ou on danse assis. Je motive la petite troupe pour le set de Canblaster, je suis gentil on me fait confiance tout le monde se ramène. Le poulain du Club Cheval n’a déçu personne, poils et veste Nike de sortie.

Panoramas #15 touche à sa fin sous des lumières roses/bleues/jaunes immortalisées sur jetable. C’est alors qu’un ami regarde son kebab avec des yeux que j’aimerais revoir chaque jour au réveil et me dit que sous LSD, c’est vraiment moche. Effectivement.

 

Évidemment on aurait aimé y voir le Club Cheval au completBromanceThe Magician ou encore Rustie, aussi on râle après Gesaffelstein. Bien sûr on a dansé et discuté avec des stars parce qu’à Panoramas ça arrive tout le temps, bien sûr on a fait des choses qu’on ne peut pas écrire ici, et on a adoré.

(c) Rodrigue HUART (photo Jean-Sylvain des Juveniles)

(c) Jérémy Guézennec (photo de fin d’article)