Aline ne sont pas tombés pour la France.

À la rédaction on a reçu l’EP d‘Aline parce qu’ils sont sympa et qu’ils aiment bien les petits Rennais, on l’a même eu en avance mais l’article n’a pas pu sortir plus tôt (alors on l’a beaucoup écouté). Aline, ce sont les anciens Young Michelin (évidemment le bibendum s’en est mêlé depuis) qui tapent dans l’indie-pop. Ouioui vous avez bien lu, de l’indie-pop. Et ça le fait.

Trois titres nous ont été donnés, où on a pu revoir toute la colère froide des guitares 60’s, le tout dans une douceur sans faille. C’est un peu malsain, en fait. Vainqueurs du concours CQFD des Inrocks en 2010, Aline est un petit peu ce que je recherchais : des morceaux bien composés en français. Et vu ces racines dans le Français, on pourrait croire à une référence à un vieux tube de Christophe, mais il n’en est rien. Aline n’est qu’une ville, leur ville à eux.

Je bois et puis je danse va faire beaucoup de bruit, j’en suis persuadé. Difficile de ne pas penser aux belles années de Sarah Records ou Gamine alors, ce vieux groupe Bordelais qui savait faire du français avec tous les risques que ça comporte. Les guitares claquent comme il faut, la basse est présente, la batterie tient et les paroles suivent, pourquoi en vouloir plus ? On me dira que je me contente de peu. Ceux qui étaient ressentis par JNSPUF! comme une bonne première partie lors de leur passage à l’Ubu avec The Phantom Band début 2011 ont bien grandi.

Hélas refait dans une sorte de surf-cool frenchie, comme l’esprit du quator le laisse imaginer. Le fantôme des Smiths n’est pas très loin, il traverse même les amplis. Deux Hirondelles est même carrément kitsch, c’est mieux quand c’est osé sinon on peut s’ennuyer. Un remix de Pierrick Devin / Alf Briat clôt cet essai dans une simplicité fidèle à la formation mais sans grande âme. Maintenant, les EP studios sont pour moi ce qu’ils sont et je veux voir ça en live. Le rendez-vous est déjà pris pour un passage à Rennes les mecs. Morrissey adorerait.