Notre France qui danse a du goût.

La french touch est plus que jamais présente. Retour sur trois morceaux choisis.

Au commencement de mon idée était Institubes, label ayant plus ou moins d’influence sur la scène électronique française. Début 2011, le label implose et de ses cendres jailliront deux entités : Marble fût fondé par Para-One, Surkin et Bobmo d’un côté alors que Teki Latex et DJ Orgasmic créaient Sound Pellegrino de l’autre. Manu Barron, déjà impliqué dans le célèbre Social Club va apporter son soutien à Brodinski pour monter Bromance la même année. Sur ces trois labels mis en lumière, chacun a sa dream team : les Marble Players, la Sound Pellegrino Thermal Team et enfin le duo live Gesaffelstein/Brodinski.

Chose relativement spécifique aux musiques électroniques (mais pas que, j’exagère un peu) : tout le monde s’aide. Il est difficile de voir quelconque concurrence entre les personnes. On sort des EP les uns chez les autres, on s’aide, on produit pour les autres, on remixe (bon ça c’était prévisible), une release party réunit les DJ quel que soit leur label (même s’ils n’en ont pas, d’ailleurs) et tout le monde est copain avec tout le monde. Certains rient même aux blagues (peut-être drôles ?) de Skrillex, c’est dire (Panteros666 on t’a grillé).

Tous les artistes s’impliquent à tous les niveaux, et ça fait plaisir à voir. Parfois Teki Latex vient poser un beat, parfois Para-One produit (très bien) des tracks pour Birdy Nam Nam, parfois c’est le Club Cheval pour Brodinski ou encore Gaspard Augé de Justice qui vient designer des pochettes. Car oui au niveau graphique, ça envoie aussi. L’artwork de Bromance #2 par Hassan Rahim est une merveille, les Marble sont aidés par les suédois de Museum Studio ou les français d’Ill Studio. Les Sound Pellegrino font aussi de jolis petits trucs avec ces derniers (dites, les covers des EP ça ressemblerait pas un peu à la charte graphique de Deutsche Grammophon ?). Et niveau découvertes nous ne sommes pas en reste, là où par exemple le label Marble reste plus ou moins “classique” (disons dans les valeurs sûres), l’équipe de Sound Pellegrino tente toutes les folies. Il en sort de partout : Bambounou, Douster, Joakim, Harvard Bass, Renaissance Man, Maelstrom, Matthias Zimmerman, Bok Bok, Tom Trago, Savage Skulls, etc. On ne peut pas ne pas souligner toutes ces prises de risques. Les Bromance quant à eux restent assez discrets pour le moment, avec les tout de mêmes belles découvertes Pipes et G.Vump (Gucci Vump auparavant, déjà présent sur Sound Pellegrino en 2009, formé par Brodinski et Guillaume des Shoes) ou encore des remixes de Lana Del Rey.

Tout ça pour dire que la France des clubs se bouge et que le reste de notre pays musical devrait en faire de même. Alors que certains artistes, labels, producteurs ou autres (d’ailleurs ici tous ses rôles se confondent) stagnent bien souvent, le monde électronique avance et s’épanouit encore plus vite que d’habitude. Le festival Sound Pellegrino a même vu le jour en avril 2012, aidé par le Social Club ou l’Enfer à Paris.

Bien entendu il y a de nombreux autres labels intéressants, me viennent en tête des noms comme Kitsuné, ClekClekBoom, Tigersushi, Pelican Fly (Belgique), Ed Banger, etc. On reviendra plus en détails sur quelques points dans de futurs articles, dont un sur le Club Cheval, et plus si affinités… Voici Sam Tiba, G. Vump, Bart B More et Harvard Bass.