Notre histoire avec les Popopopops : épisode II.

On avait interviewé les Popopopops il y a un peu plus d’un an, et vu que c’était super cool on a remis ça entre Rennais. Avant cela ils nous ont passé leur nouvel EP A Quick Remedy, véritable boule à facettes du groupe. Une mise en bouche d’un véritable album annoncé. Quelques influences se font sentir, le tout est bien digéré et ce qui en sort vient des Popopopops et de personne d’autre. Les paroles sont plus mélancoliques, on touche peut-être plus à la réalité avec des morceaux plus matures qu’avant. My Mind Is Old ouvre le bal avec une certaine… retenue, pour mieux envoyer par la suite. Color est une suite aux choses : on sent que Victor, Guillaume, Simon et Vincent trouvent de plus en plus leur griffe. Le point d’orgue de l’album arrive enfin selon moi : R’n’R. Une ôde à la spontanéïté d’une telle entité, fantasme rock’n’roll de garçons en musique. Lumineux. Wavelenght est plus évasive et ouvre une autre porte et laisse présager un disque qui serait en béton armé avec de telles parties de guitare. Le déjà connu Halcyon Days est une valeur sûre pour refermer la page de cet EP. Rendez-vous dans quelques mois les Popops, ici on a hâte. C’est toujours un plaisir de voir des groupes avec une réelle sympathie, chez qui tu restes traîner un petit peu. JNSPUF! et les Popopopops, ce sera presque bientôt une petite histoire après tout.

JNSPUF! : Hey les Popopopops ! Merci de nous recevoir c’est vraiment sympa. On a déjà fait une interview il y a un an et demi, vous pourriez nous refaire une description rapide du groupe pour nos lecteurs ?

Simon (basse, chant) : Salut ! Alors il y a Vincent qui fait de la guitare, Victor (chanteur du groupe en déplacement à Paris) qui fait du clavier et qui chante, Guillaume qui fait de la batterie (à Paris tout pareil) et moi je suis à la basse et au chant également.

JNSPUF! : Merci ! Maintenant j’aimerais bien savoir comment se passent la composition au sein du groupe ? Vous avez vos habitudes, une façon de faire qui revient ?

Simon :  Mmh dans l’histoire du groupe tout le monde compose un peu. On compose pas mal en répétition à quatre mais en ce moment c’est plutôt moi et Victor qui proposons des bases de chansons, on les amène et ensuite nous les travaillons à quatre et on y apporte chacun notre patte. C’est souvent comme ça que se déroulent les choses : une base avec une personne ou deux qui est plus ou moins aboutie. Quelques fois c’est juste deux accords, quelques fois c’est vraiment construit avec des lignes de voix, un peu de structure. Ensuite on retravaille tout ensemble. Après il y a un long processus d’arrangement, d’écriture des paroles, tout ça.

JNSPUF! : On a écouté votre EP… Les morceaux me paraissent un peu plus mélancoliques que par le passé, comparés aux anciens morceaux. Ça m’a donc fait penser à une sorte de Joy Division coloré (tout va bien), quelque chose d’assez grave mais dansant. Vous êtes devenus tristes depuis la dernière interview ?

Simon : (rires) C’est vrai que notre musique au début était plus simple et instinctive, c’était vraiment quelque chose de plus dansant. En fait on a eu la chance de pas mal tourner, notamment à l’étranger. L’année dernière on s’est un peu reposés sur nos bases à Rennes pour se remettre dans l’écriture. C’est vrai que le petit succès qu’on a pu vivre fût une expérience : pouvoir jouer sur des grosses scènes pour ensuite retomber un peu et se retrouver ici. Ça nous a poussé à donner plus de profondeur à nos chansons, à amener d’autres couleurs et… oui les chansons parlent de filles, de ruptures. C’est plus abouti, plus poussé et c’est vrai que c’est un peu plus mélancolique oui.

JNSPUF! : Les filles… Alors vous avez travaillé avec qui pour la sortie d’A Quick Remedy ? Comment vous en êtes arrivés à avoir envie de sortir un truc ?

Vincent (guitare) : Il fallait qu’on sorte un truc parce que ça faisait longtemps qu’on tournait sans support. Du coup on était partis pour un album, un mini album, un EP on savait pas… On a enregistré vraiment plein de chansons. Au bout d’un moment on a fait le tri, on en a retenu que quatre ou cinq tu vois… Pendant le processus d’enregistrement et de production nous avons signé chez un label qui s’est monté pour nous. On savait pas du tout qu’on allait sortir cet opus sur ce label là lorsqu’on l’a enregistré, nous comptions le sortir par nos propres moyens dans le pire des cas. Donc on a réussi à signer, maintenant on est entourés et il y a également nos autres partenaires pour les tournées, etc. Mais le gros truc c’est d’avoir trouvé un label pendant l’enregistrement qui a validé la qualité de ce qu’on avait fait et qui sort l’EP avec nous ; ainsi que l’album l’année prochaine si tout va bien.

Simon : Pour la partie artistique on était seuls. On s’est retrouvés tous les quatre sans savoir vraiment où aller comme le disait Vincent.  Notre ingé son live a pas mal travaillé avec nous et c’est avec lui qu’on s’est dit qu’il fallait enregistrer. Des batteries et des basses ont été enregistrées à l’Ubu, ensuite on est allés en studio… La ligne directrice s’est un peu clarifiée. Nous sommes allés à Hossegor avec le chanteur de Pony Pony Run Run pour faire un peu d’arrangement, ce qui a abouti sur Color. Il a en quelques sortes mixé deux chansons et ça nous a apporté une grosse expérience de réalisation, ce qui nous a permis ensuite de finir d’autres titres. Ce à quoi nous voulions aboutir devenait plus clair. La maison a servi de studio d’enregistrement avec notre ingé son, chez nos parents, etc.

JNSPUF! : Ça s’est fait un peu partout cet enregistrement ?

Simon : Oui voilà, tu peux voir sur la pochette de l’EP qu’il y a vraiment différents lieux où on a enregistré. Pour donner de la cohérence un mixeur anglais a été sollicité : Tom Peters. Il a mixé l’EP après avoir reçu nos pistes et au final nous étions assez contents, avec sept ou huit morceaux. L’envie de revenir sur le devant de la scène avec cet opus, après avoir pas mal tourné partout dans le monde. A Quick Remedy est comme une palette, ils nous représente vraiment. Les quatres chansons sont assez différentes dans des ambiances différentes, pour nous c’est vraiment une palette de ce que va être l’album. Notre musique a changé et ce sont de nouvelles faces, on voulait pas revenir avec l’album comme ça. On a préféré amorçer les choses avec l’EP, faire des concerts pour ensuite arriver avec l’album et une tournée.

JNSPUF! : L’artwork de l’album, vous pouvez m’en parler ?

Simon : C’est le nom de notre groupe en rallongé. On a eu la chance grâce à la copine de Victor de rencontrer un graphiste. Ce graphiste a accroché sur nos chansons et ça l’intéressait de bosser avec nous. Après avoir discuté, il nous a proposé plusieurs pistes d’images, on voulait vraiment revenir avec un nouvel univers qui soit cohérent. Une image qui donne du corps à notre musique.

Vincent : C’est aussi qu’on a essayé de travailler avec des gens qui faisaient les choses à l’envie plus que réquisitionner des personnes qu’on aime bien… une expérience qu’on a déjà eue, notamment pour le graphisme et qui n’a pas forcément porté ses fruits. Ici c’est quasiment le graphiste qui s’est porté volontaire parce qu’il aimait notre univers donc nous n’avons pas eu à le driver ou à le motiver. Lui il aimait une chanson en particulier : My Mind Is Old. Il avait des idées et il savait où il allait, ça semblait cohérent et nous avons fonctionné au coup de coeur.

Simon : Il s’appelle Raphaël Garnier, il travaille chez Vasco, une boîte de graphisme à Paris. Le truc a été développé avec lui par rapport au coup de coeur. Cette idée de répétition, de jeu autour du nom du groupe… on s’est dits que ça pourrait être la pochette et devenir notre signature, deux choses assez proches. Tout ce qui a autour aussi, on est vraiment contents d’avoir ça et ça donne vraiment du corps à notre musique.

JSNPUF! : Il y a un titre qui m’a vraiment plu sur l’EP, c’est R’n’R. Un vrai coup de coeur. Vous auriez pu m’en parler un petit peu plus ? J’en profite un petit peu : pourquoi ces ambiances, pourquoi ces paroles ?

Simon : R’n’R ça parle du rock’n’roll à vrai dire mais plus globalement de la musique, des envies de live. Comment composer, vivre de cette musique et en faire encore et encore en essayant de s’inspirer de ce qui a été fait avant. Tu peux pas prétendre à l’originalité parce que tout ce que tu fais ça vient de plein de choses qui existent déjà. Les paroles parlent de ça : la spontanéïté du rock’n’roll, la dimension live, l’instinct. Le fait que le rock’n’roll soit un grand truc qui n’ait plus trop de sens… on dit “rock” pour des musiques qui sont au final parfois très opposées. C’était quelque chose genre “comment créer quelque chose aujourd’hui en puisant dans ce qui a été fait avant ?”.

Vincent : Nous trouvons qu’il y a, notamment en live, trop de groupes qui trichent. Enfin nous on trouve que c’est de la triche… avec les samples, les bandes et tout ça. On fait une musique quelque peu synthétique parfois, au synthé, pas mal de couches en studio. Par exemple dans cette chanson il doit y avoir quatre guitares à la fois et pourtant on en a que deux sur scène. On choisit et on privilégie l’énergie sur scène quitte à pas forcément retranscrire tout la musique qu’on fait sur cd. Vraiment prendre ça comme deux travaux différents et adapter le studio au live. Nous sommes toujours un peu étonnés quand on voit des groupes qui refont au millimètre ce qu’ils ont fait sur cd…

Simon : Pour nous le but c’est pas de faire la même chose. Pour nous l’expérience studio était très enrichissante, un truc différent des concerts. L’enjeu est d’avoir deux choses distinctes.

Vincent : cette chanson parle de ça.

Simon : En terme de composition aussi on a fait quelque chose d’assez instinctif, on avait une base assez simple avec couplet/refrain.

Vincent : c’est typiquement la chanson qui tient sur trois accords tout du long.

JNSPUF! : Une chanson estampillée “rock” en fait, avec le côté instantané que ça implique ?

Vincent : Voilà, mais on a essayé de rajouter l’originalité dans les arrangements ou le son des guitares. Il y a un gong, ce genre de trucs.

Simon : Ensuite dans cette chanson ce qui est intéressant c’est qu’avec Victor on a créé une base assez simple. Les répétitions nous ont permis d’énorménent la travailler. Et toute la fin de la chanson on a mis vraiment du temps à le faire, c’était vraiment un truc live avec beaucoup de jeu autour de la guitare. Ça s’est vraiment construit au fur et à mesure. Et au début il y a une descente de clavier qui est une référence aux Doors !

Vincent : Riders on the Storm !

JNSPUF! : Abordons les lives. J’ai pu voir que vous aviez joué avec Breton à Paris en avril. Une très grosse référence pour JNSPUF!, comment vous en êtes venus à vous retrouver sur scène avec eux ?

Vincent : Mmh mmh… c’est toute une histoire ça. En fait j’ai découvert Breton il y a plus d’un an et demi : ils avaient deux EPs, pas l’album, ils étaient pas passés aux Transmusicales et ils sortaient d’un festival de groupes émergents à Brighton. Les Inrocks les avaient plus ou moins répérés, ils figuraient dans une liste des cinq groupes à suivre. Je suis tombé sur ça un peu par hasard, j’ai écouté et ça m’a scotché. J’avais alors incité les autres à écouter Breton mais ça avait pas trop pris, puis on a vu qu’ils étaient programmés aux Trans. L’intérêt a été grandissant au fil des mois, particulièrement sur Rennes. Et en fait on connaît un mec dans une boîte qui fait tourner Breton en France.

Simon : C’est un mec de Minitel Rose en fait.

Vincent : C’est un mec qu’on connaît bien de par sa présence dans Minitel Rose, il bosse chez Super. Et donc quand Breton a été calé au Point Éphémère le 3 avril il m’a appelé et… on lui avait envoyé l’EP avant, et comme il trouvait ça cool et qu’il savait que j’adorais Breton, il nous a proposé d’en faire la première partie. Le plus drôle c’est que ça tombait sur mon anniversaire !

Simon : C’était carrément cool.

JNSPUF! : Simon tu m’as évoqué tout à l’heure des lives à l’étranger, vous pouvez nous en dire un peu plus ?

Simon : On a commencé sur Rennes et donc on a eu la chance de bénéficier de la ville, de son histoire et des Transmusicales. On a ensuite eu la chance d’être programmé aux Trans et ce fût une première porte ouverte au live. Il y a pas mal de professionnels qui nous ont vus, ensuite on a joué à Bourges, à Eurosonic en Hollande qui est un grand festival de découvertes. À partir de là on a pu jouer en Espagne, en Hollande, en Allemagne, en République Tchèque, à Moscou, on a aussi eu la chance de jouer à Montréal. Disons que chaque concert ramenait un concert, nous avons toujours été à fond dans le live, c’est un peu pour ça qu’on avait rien sorti jusqu’à présent et que ça a mis du temps de se décider à poser notre musique sur disque. Notre envie c’était du live, on se disait qu’un concert devait en ramener quatre autres, etc. C’est ça qui nous a permis de jouer, et de jouer un peu à l’étranger. Et puis notre musique est tournée vers le monde, on chante en anglais. Pour nous c’était super et ça correspondait à ce qu’on avait envie de faire avec cet EP. Rencontrer aussi un public qui puisse comprendre les paroles, enfin dont ce soit la langue maternelle. On développe dans ce sens, c’est pour ça qu’on prend le parti de tout faire en anglais.

JNSPUF! : Vous avez tout arrêté pour faire de la musique ? Vous en vivez ?

Vincent : On est intermittents en fait donc on en vit oui. Ce dilemme s’est posé assez tôt, quand on a vu qu’on avait assez d’heures pour être intermittents. Et puis tu peux pas être intermittent et étudiant, c’est une loi et nous avons arrêté les études. On était tous dans des cursus différents en fac, quoiqu’il y a quand même Guillaume (le batteur, ndlr) qui bosse du droit à distance, Simon aussi bosse un peu l’anglais ; enfin il fait semblant quoi (rires) !

Simon : Je suis en deuxième année de licence en fait !

Vincent : Victor et moi on a rien repris, moi j’étais en droit et j’ai arrêté.

JNSPUF! : Vous pensez que pour réussir artistiquement dans la musique il faut vraiment tout arrêter et ne faire que ça ?

Simon : En fait pour nous la musique, il y a une chanson sur l’album justement qui parle de ça, c’est une histoire de paliers. Je pense qu’au début d’un groupe ça sert à rien de faire que ça, c’est important d’avoir deux trucs différents. Au début le plus important c’est de t’amuser et faire ton truc, après oui si ça devient sérieux c’est une étape supérieure et t’es obligé de travailler. La différence entre tous les groupes émergents elle se fait là, c’est celui qui travaille le plus même s’il faut du talent à la base. Si déjà t’arrives à un certain niveau ensuite c’est le travail qui prime. Si on réussit à faire cet EP c’est parce qu’on travaille quotidiennement, les répés trois à cinq fois par semaine. C’est essentiel pour nous que ce soit notre seule activité, ça demande énormément de temps. Quand tu as des prétentions musicales, si tu espères en vivre ou que tu espères faire de belles tournées justement à l’étranger il faut s’en donner les moyens. Au bout d’un moment c’est presque logique mais au début je pense pas que ce soit ce qu’il y ait de mieux pour un jeune groupe.

Vincent : Nous on a truc assez particulier c’est qu’on gère un peu tout de front. Même si on a des partenaires et tout ça, on est entourés mais on est investis dans chaque chose. Nous passons autant de temps à répéter et faire des concerts qu’à gérer des trucs. C’est pas seulement faire de la musique et prendre nos instruments.

Simon : Par exemple préparer la sortie de cet EP, communiquer autour et essayer de l’amener aux gens.

JNSPUF! : La dernière fois on vous avait demandé quelle était la question qu’on vous posait pas assez… cette fois on aimerait savoir quelle serait la question qu’il faudrait absolument pas vous poser ?

Simon : Rien de spécial, c’est chiant quand tu dois dire dix fois comment tu t’es formé…

Vincent : Ouais mais il y a les questions gênantes et les questions bâteau. Les question chiantes du genre d’où vient le nom du groupe, ce genre de trucs. C’est normal. Mais gênant… On est pas assez connus pour que les gens s’intéressent à notre vie privée je pense, à des anecdotes un peu croustillantes. Mais si un jour on se retrouve confrontés à notre vie publique ce sera peut-être le cas !

Simon : Il n’y a pas de questions gênantes en fait…

Vincent : On en a jamais eu, enfin si l’autre jour on était à Paris : il y avait un blog qui nous avait demandé une interview donc on y est allé et ils tournaient le truc de façon à nous déstabiliser… Chaque question était faite pour nous faire perdre l’équilibre, mais là c’était un extrême pas possible. C’était “combien vous a niqué de groupies en concert ?” et des choses comme ça. Là oui c’est gênant, mais en fait c’était fait exprès.

JNSPUF! : Vous m’avez parlé d’un futur album, des infos ? Il sera dans la même veine que l’EP ?

Simon : Oui comme je disais tout à l’heure pour nous c’est vraiment la palette, cet EP représente ce que va être l’album. Des ambiances, l’album on va continuer à bosser dessus on a déjà beaucoup de matière pour cet album.

Vincent : Mais d’ici là peut-être qu’on aura changé.

Simon : Cet été on va continuer à bosser sur l’album, on est déjà vachement bien avancés et on va peut-être finir pour l’automne. On va le sortir début 2013 si tout se passe bien. Après ça dépend aussi du succès de notre EP, comment les gens vont réussir. C’était également le but de cette sortie. Voir comment les gens prennent notre musique maintenant et voir jusqu’où on peut aller avec ce qu’on fait maintenant.

JNSPUF! : Vu l’état actuel de l’industrie du disque, ça vous fait pas peur de vous lancer dans l’aventure d’un album physique ?

Simon : On a de la chance parce qu’on a trouvé cette productrice qui a monté son label avec nous. Nous avons un très bon feeling avec elle et le label et c’est rassurant parce qu’il y a des moyens qui sont investis autour du groupe, des gens y croient et ça nous apporte une vraie stabilité et de la confiance. On est au moins libres de pas avoir de dettes et de ne pas trop être dans ces soucis là. Après on a peur parce que pour vivre de ça d’une année sur l’autre tu te demandes comment tu vas garder ton intermittence, faire assez de concerts et tout ça. Mais on est assez sereins on va dire.

Vincent : Nous ne sommes pas dans la démarche d’un groupe autoproduit, ou même on a pas créé notre label comme les Wankin’ Noodles ou Manceau ont pu le faire et là c’est quand même un investissement. On a réussi à signer avec un label de confiance, et qui s’investit aussi bien financièrement qu’humainement. La notion de répercussion commerciale de l’album, bien sûr ce sont nos soucis mais c’est pas quelque chose qui nous pèse tu vois. Le plus important est la réussite du projet en lui-même.

Simon : Après nous sommes réalistes et le label le sait aussi. Ce sont des schémas différents, on est pas un groupe de variété qui va vendre des milliers de disques, ça on le sait aussi. Nous savons plus ou moins à quoi nous attendre.

Vincent : On a des espérances qui sont à l’échelle de notre échelle (rires).

JNSPUF! : Ahah, vous auriez un petit quelque chose à nous faire écouter ?

Simon : Von Pariahs, pour rester dans les groupes français émergents. Ce sont des amis nantais qui font un rock un peu 80’s avec beaucoup de guitares, un peu froid mais très puissant en live. Ils ont joué à Bourges et ils vont jouer au Sziget, etc.

Vincent : Écoutez c’est vraiment énorme ce qu’ils font.

JNSPUF! : Et un petit mot pour la fin ?

Vincent : Rendez-vous le 6 juin au Nouveau Casino, à Paris !

Simon : Et à la sortie de l’EP le 21 ! C’est toujours un plaisir de faire des interviews avec Je ne suis pas une fille !