Il a perdu un bras en route…

Tout a commencé par une jolie matinée, fin mai, vêtu d’un T-shirt baré des deux mots DANS DAKAR, il rejoint son groupe de funktionär suédois tout content. Il participe du côté des bénévoles à un festival pour la première fois, il faut dire que l’événement a lieu à quelques mètres de chez lui alors il s’est dit, quand même, ce serait dommage de louper ça. C’est le festival de musique électronique organisé par la Stockholm Universitet, cette année c’est entre autres Paul Kalkbrenner, Bloody Beatroots, Digitalism, Slagsmålsklubben, Cassius et Kavinsky.

Il a fait un pacte avec le diable: il se laisse exploiter toute une journée et le lendemain c’est Cassius & co en cadeau (en plus il pourra garder son T-shirt, c’est chouette). Il sait que la première journée va être longue, sa tache est de s’assurer que personne n’essaye d’entrer en douce dans l’enceinte du festival, ce qu’on ne lui avait pas notifié c’est que 16 heures debout tout seul avec une pause de 10 minutes toutes les 2h… c’est long, c’est froid, c’est mouillé, c’est ennuyeux… Il a juste vu des bribes du concert des Suédois fous de Slagsmålsklubben qui font toujours de la musique made in Super Mario et assez longtemps de Digitalism pour se dire que le coin ou il était en poste était particulièrement froid, mouillé et ennuyeux.

Alors après son jour le plus long à lui, il est tout excité, ils sont tous là dans l’herbe à se désaltérer avec modération de mauvaise bière suédoise tiède, mais ils sont tous heureux parce que ce soir c’est le grand soir. Ils finissent par entrer au coucher du soleil en exhibant leur bracelet de bénévole de la veille. Tout est bien. Kavinsky se termine doucement sous une tente conquise mais attention, carambolage de French Touch’: il entend que Cassius a commencé sur la grande scène, bien sûr il court pour ne pas en manquer une note, il saute, il glisse, il tombe, il infirmerie, il a mal, il ambulance, il rayonX, il s’est luxé le coude, il faut le remettre, il morphine, il gaz hilarant, il attelle pour 15 jours, il loupe son rendez-vous, il attelle 10 jours de plus, il loupe Hultsfred Festival, il est pas content…

Bon il doit l’avouer, “il” c’était Greenwood et c’est pour ça qu’il écrivait plus… (et aussi parce la procrastination avec certificat médical et remboursée par la SECU c’est cool). Il aurait préféré vous raconter comment les lives de Cassius et Kalkbrenner étaient géniaux mais à ce moment là, il naviguait dans un brouillard au goût de morphine. Il aurait préféré vous raconter comment The Cure, Justice et The Stone Roses étaient géniaux à Hultsfred mais ça, c’est pas grave… il vous racontera en juillet, envoyé spécial au Portugal pour l’Optimus Festival.