Les Beatles en synthétique, c’est maintenant.

Si notre avant dernier post chantait les louanges des Juveniles, le trio devenu duo (RIP Pierre le dentiste rock’n’roll) pour qui la coldwave coule dans les veines, celui-ci sera consacré à ce qui pourrait être leur pendant du Sud. Si les passions synthpop et dance sont partagées par les deux groupes, les Studio Paradise en donnent une version sensuelle et réchauffée qui contraste fortement avec la pop glacée et rigoureuse des Rennais.

Les Studio Paradise ont sorti récemment leur premier EP The Crazy Situation qui pose d’emblée une ambiance laid-back et décontractée qu’on a plaisir à entendre. Baby Girl qui ouvre l’EP est ce qu’on pourrait appeler un bon groupe tube, avec refrain entraînant, choeurs efficaces, et solo bluesy en prime (sorte de We Are Young latin pour reprendre la comparaison). Après un petit détour par un titre plus classique (le néanmoins réussi I Can’t Believe), et deux beaux hommages aux 60s qui semblent passionner les Studio Paradise (Crazy Situation, The Dream Or The Queen), l’EP se clôt sur un titre disco-punk qui mélange les guitares crades des Black Keys et les choeurs en folie des Beegees (Hard Dancefloor). Oui oui.

Il y a donc un sentiment de grosse marade entre potes qui se dégage du tout. Un sentiment sans doute renforcé par une production franchement amusante (pour ne pas dire kitsch) avec guitares délires et bruits de synthés rigolos. L’EP est paru en mars de cette année mais on sent déjà qu’on pourra en profiter pas mal cet été. Le plus convaincant dans l’histoire reste sans doute la modernisation des influences 60s qui fait de cet EP quelque chose de relativement singulier.