Beauregard Day 3 : Outsiders

En raison de désencroutage de chaussures boueuses, le début de la dernière journée de Beauregard a forcément été un peu chaotique. On aurait clairement bien aimé voir le trip-hop versatile de Death In Vegas, mais l’horaire de passage a joué contre nous et nous sommes arrivés juste à temps pour Brigitte.

Brigitte

L’univers est plutôt séduisant, et leur concert a permis de commencer la journée en douceur, même si on préfère un peu leurs reprises aux chansons originales.

Garbage

Voir Garbage en concert, c’était un petit peu le plaisir coupable du collégien toujours caché quelque part en moi. Et peu importe que leur rock soit un peu ambiance rouge et noir romantique, on se laisser quand même séduire assez facilement.

Le point c’est pas sorcier de Cassius

“- Mais alors Cassius, pourquoi Garbage ressemble à un groupe de mauvais goût ?

– Et bien c’est encore une bonne question Marion. Garbage, après avoir pensé un bon moment qu’il s’agissait d’un groupe écossais s’avère en fait venir du Wisconsin, un état des Etats-Unis à peu près aussi glamour que la Sarthe ou la Mayenne (Wikipedia, tu m’ouvres un océan de perspectives). Ma méprise vient du fait que c’est la chanteuse Shirley Manson qui est bien écossaise (d’où d’ailleurs le petit aparté pendant le concert sur les problématiques de l’Ecosse indépendante qui “doivent intéresser les Français même s’ils habitent en France”). Le point amusant (façon de parler hein) c’est que Garbage fait plus ou moins de la musique que je trouve similaire à la scène rock écossaise des années 90 et 2000, aux thématiques romantiques toujours un peu borderline (les groupes influencés par la twee-pop et les derniers albums de The Wake notamment).

– C’est vraiment très intéressant.”

Camille

Difficile d’être convaincu par un concert de Camille. Non pas que la performance soit médiocre, ou que l’artiste soit dénuée de talent, mais tout simplement parce que la chanteuse possède un univers vraiment particulier qui rend difficile un jugement objectif. Soit on aime, soit on aime pas, mais la voir en concert ne change fondamentalement pas grand chose à l’histoire. Les fans de vocalise et autres expériences vocales apprécieront, les autres trouveront le temps un peu long.

Franz Ferdinand

La grosse attente du week end, et une des raisons principales de notre présence sur le festival, les écossais de Franz Ferdinand tête d’affiche du dernier jour. Malgré une attente toujours considérable, deux lives déjà au compteur et une estime pour le groupe qui ne fait que grandir d’années en années, il n’y a rien à faire, on finit toujours tout retournés à la fin d’un de leur concert. Performance parfaite, petit moment foufou à quatre sur la batterie, et setlist entièrement constituée de tubes (This Fire en rappel, que demande le peuple), on ne peut que sauter dans la boue avec un sourire béat en signe d’approbation. Un concert de Franz Ferdinand c’est quand même celui où tu te dis à chaque chanson que c’est celle là ta préférée. La setlist a en plus fait la part belle au premier album qu’on choie tout particulièrement, et les inédits/premiers titres du futur album à paraître n’ont fait que confirmer l’impression que Franz Ferdinand a repris le chemin dudit premier album, ce post-punk qui fait danser tout le monde, et ça fait plaisir.

Pony Pony Run Run

Dans l’idée on est pas contre, mais il a quand même fallu un peu se remettre de la claque d’avant. Donc joker.

Paul Kalkbrenner

Malgré des visuels franchement pas top, le Berlinois a clos le festival sur de la techno créative, aérienne et efficace. Les sons sont plutôt travaillés, les parties vocales tendance pop 90s vraiment chouettes (ça rappelle un peu Daft Punk période Discovery), et on a apprécié de ne pas avoir eu à se taper l’effet passe-bas toutes les deux minutes, une tendance des DJ franchement fatigante. Un dernier concert idéal en somme.