Vieilles Charrues et petit rendez-vous avec l’histoire.

Le dimanche est beau et le travail du lendemain se fait appréhender, la route pour le dimanche des Vieilles Charrues est un peu longue mais je ne sais pas encore quelles surprises folles m’attendent sur le festival Carhaisien. J’ai failli faire une intro assassine, olala.

Venu principalement pour voir Kasabian et les copains de Mermonte qui attaquent de front dans les Jeunes Charrues, j’entre sur le festival vers 14h30, déjà un petit peu attaqué par le soleil et la bière coupée. Une belle édition, sur un jour du moins. Ce ne serait pas du luxe d’y ajouter quelques surprises parfois.

Mermonte

La première collision se fera donc avec les Rennais de Mermonte, quelle claque. Je crois que j’ai rarement autant apprécié un concert sur ce festival : 4 guitaristes, 2 basses, 2 batteurs, le violon, le clavier ou le xylophone sans oublier le chant. Si JNSPUF! est estampillé pop musique alors on ne peut faire l’impasse sur ce groupe (d’ailleurs on en parle déjà quelques fois) qui la réinvente. Ils gagnent les Jeunes Charrues, on devra fêter ça un jour. Félicitations.

Jean-Christophe Spinosi et l’Ensemble Matheus accompagné de Malena Ernman

Quelques trois quarts d’heures plus tard je fonce (oui j’ai couru oui) vers la scène Glenmor pour voir le show de Jean-Christophe Spinosi avec l’ensemble Matheus… et quel show. Comme ils le disent si bien, ils ont d’abord fait du baroque pour ensuite attaquer le rock dur avec une puissance phénoménale. Un violon en distortion tenu par un Spinosi jouant du Van Halen, qui l’aurait cru ? Un public ravi, ce sera le coup de maître de ces Charrues. Peut-être que personne ne les avait vu venir. On ne doit plus faire de musique classique le cul au fond du fauteuil, comme il nous le fera si bien entendre. L’interview arrive, elle est très longue mais on espère qu’elle sera à la hauteur du monsieur.

Backstage (c’est pas un groupe les cocos)

Ensuite nous voilà en backstage, bar artiste, le bonheur de Carhaix. Je serais tout tremblant en rencontrant le groupe Kasabian, l’un des grands groupes de ma jeunesse et en particuler Sergio Pizzorno son guitariste. Nous y croiserons Orelsan, Santigold et Jean-Christophe Spinosi aussi avec qui mon amie a l’audace de caler une interview deux jours plus tard. Les verres s’enchaînent et ma vision se trouble, nous décidons de bouger pour la légende Bob Dylan quelques heures plus tard. Un écran est posé devant le bar, les concerts de Santigold et Garbage seront d’agréables surprises.

Bob Dylan

Je n’en parlerai pas davantage ici, c’était une erreur, autant de la part de Dylan que de la part des programmateurs des Vieilles Charrues. On n’achète pas un nom à coups de centaines de milliers d’euros. Erreur du public aussi lorsqu’on y pense. Des mecs se préparent sur la seconde scène. Jean-Christophe Spinosi nous affirmera qu’il a bien apprécié ce concert et qu’il était triste de voir toutes ces réactions négatives, nous aussi.

Kasabian

Kasabian, je ne sais pas quoi rajouter. Une année forte en surprises avec Mermonte et l’Ensemble Matheus, mais là… c’est une gigantesque messe qui se déroule. Ils étaient déjà venus en 2007, tout comme le duo Justice qui lui a pas mal déçu. J’entendrais dans la foule un inconnu me dire “en 2007 c’était vraiment super, cette fois c’était parfait” et il n’a pas totalement tort. Beaucoup de groupes savent faire du rock à la Oasis, au fond c’est pas très difficile, il faudrait des formations qui se démarquent comme Kasabian. Ça devrait sonner basiquement, vulgairement comme du rock, mais le fait est que c’est autre chose de bien plus élaboré. Days Are Forgotten, Shoot The Runner, Velociraptor!, Underdog, Club Foot, une belle reprise d’Everybody’s Got To Learn Sometime par Pizzorno, Goodbye Kiss, Re-Wired, Where Did All The Love Go, Fire, etc. Une mitraillette. Le public est unanime, c’était top. Le chanteur reviendra tout sourire nous faire une petite reprise a capella des Beatles : rappel jackpot.