Bromance #Special : le casting.

Danny Brown x Evil Nine x Gesaffelstein, c’est assez impressionnant pour être remarqué. Evil Nine est un choix assez réconfortant d’entrée de jeu, la présence de Gesaffelstein n’est pas pour déplaire non plus. Brodinski a une grande passion pour le rap US, il ne s’en cache pas, mais Danny Brown est-il un bon choix ?

Je ne suis plus grand adepte de cette nouvelle école du rap américain que je trouve assez peu solide, pourtant j’adore cet univers. Néanmoins Danny Brown s’en sort plutôt bien, accompagné du duo anglais Evil Nine. Le track est étouffant, c’est pesant et ça envoie plutôt pas mal. Le rythme est au rendez-vous aussi et l’idée de faire remixer le morceau par Gesaffelstein est loin d’être anodine là où la présence de Brodinski paraissait évidente, nul doute qu’il s’amusera avec en live. Le brun ténébreux est plutôt doué dans ce qu’il fait mais ses remixes se suivent se ressemblent, beaucoup ont même finalement peu d’âme à mon sens (Mylène Farmer, Cassius, Lana Del Rey) et on l’envoie ici sur un terrain miné jamais approché à ma connaissance : le rap américain. Tout ce que l’on attendait de Gesaffelstein était qu’il tente quelque chose, autre chose.

The Black Brad Pitt, même le nom est plutôt drôle. Comme je le disais, c’est assez lourd et oppressant et au final on s’amuse bien. Le remix de Gesaffelstein est donc celui qu’on attend au tournant, quelque part. Les risques ne sont pas flagrants et le morceau ne se fait pas approprier réellement, c’est un ressenti. J’attends toujours avec impatience le remix surprenant qui me tuera et me fera taire une fois pour toutes. Malgré tout ça, malgré tout ça le label s’en sort encore une fois avec les honneurs en frappant là où on ne l’attendait peut-être pas. Je suis assez dur, j’aime beaucoup ce Bromance #Special.