Petit Fantôme : on skate en France

Le nom est évocateur et l’album a déjà tout d’un grand, quelques mois en arrière nous n’écoutions que Young Lion et nous voici avec tout Yallah. Le terme est présent dans les descriptions trouvées ça et là : r’n’b électrofuturiste, c’est le moins que l’on puisse trouver pour un petit album aussi accrocheur. On l’a déjà entendu avec le collectif Iceberg ou François & The Atlas Mountain (c’est donc là que nous avions déjà vu le coco), Petit Fantôme est le projet de Pierre Loustaunau. Il va vous falloir redevenir naïf avant de rencontrer cet univers.

Vol plané sur Aujourd’hui c’est les vacances, sérénade déjà connue sur Young Lion, violenté sur Partons tous droits : Yallah est d’une belle composition. Les paroles pop françaises à Jazzmaster qui rappellent les 60’s joyeuses seront alors toujours touchantes. Six morceaux et deux remixes (par Père Dodudaboum et Pendentif), il n’en fallait pas plus à notre Fantôme pour épater la galerie et peindre son univers insaisissable. Lorsque Bordeaux nous emmène à Tahiti, voici ce à quoi on peut s’attendre. Nous manquons de ces groupes là, osant chanter en français et assumant la pop : c’est un immense oui.