Tonight : Wild Nothing.

Grosse tendance revival d’il y a quelques temps, le surf rock est plutôt dans une mauvaise passe actuellement. Ces hymnes légers à la guitare claire qui nous ventaient les joies de la musique non professionnelle et de l’enregistrement avec les pieds ont eu leur petit moment de célébrité avant de disparaître comme ils étaient venus. Les exemples ne manquent pas (ses copains de Beach Fossils notamment), mais Wild Nothing figurait parmi les figures de proue du mouvement et on est très content de le retrouver sur Nocturne.

Nocturne se caractérise surtout (avant toute profusion lexicale de type surf-jangle-new-dream-wave-pop) par un élément central : des riffs de guitare simplissimes mais très efficaces (Shadow, Nocturne, The Blue Dress, Disappear Always, etc.). On laisse planer l’ambiance spectrale de la nuit, on habille le tout de mélodies entêtantes, de nappes de synthés planantes, et on obtient une recette miracle qui marche (presque) à tout les coups. Mais bien que rien ne puisse enrayer cette merveilleuse machine à produire des chansons à écouter en boucle, si cela s’arrêtait là, il y aurait des raisons de se lasser assez vite.

Heureusement, on retrouve parfois chez Wild Nothing quelques petites encartades amusantes vers le funk (Counting Days ou Paradise, premier single et petit tube en puissance,), ainsi qu’un son très extensif (fait d’écho, reverb, delay appelez ça comme vous voulez) qui rend un effet intimiste assez surprenant. Un abum de très bonne qualité qu’on rangera volontiers à côté de Violens, The Mary Onettes et même Chairlift. Pour les amateurs du genre.