Frissons d’hiver.

On peut commencer à le dire haut et fort : les Transmusicales 2012 sont un excellent cru. Beaucoup de découvertes as usual, deux trois “têtes d’affiches” plutôt improbables (Vitalic et Rachid Taha, what else), son lot de projets expérimentaux et exotiques, et surtout grosse surprise, pléthore de groupes français tous plus géniaux les uns que les autres. Démonstration en 15 points.

Famille “déjà connus de nos services”

Petit Fantôme. On le découvre à peine, mais on l’aime déjà, lui et sa pop française très plaisante. On en avait parlé en bien ici. Il est également très copain avec François & The Atlas Mountains, autre groupe de pop française également programmé qui puise habilement dans l’afropop pour écrire des tubes fantastiques. On avait parlé de son ancien album ici, le nouveau est (peut être) encore plus beau.

Sarah W. Papsun, c’est 6 mecs qui joue de la pop milimétrée et angulaire. Influencées par Foals et plus encore par The Edward Fitzgerald, les compositions de ces parisiens sont une succession de petits motifs interchangeables tous passionnants.  Et si chaque motif est un carré, et que chaque morceau est une face, alors un concert de Sarah W. Papsun est le Rubik’s Cube tout entier. On a hâte de les voir, en plus on en avait déjà parlé (en dissertant un peu longuement sur l’influence du groupe d’Oxford sur la scène française actuelle).

Von Pariahs

Les Von Pariahs sont le groupe qui parvient à sortir Joy Division de sa cave en lui faisant (un peu) voir la lumière du jour. Ils pourraient bien être une des révélations du festival. On leur avait parlé ici.

Mermonte

La découverte de l’année, album inattendu et complètement inespéré, qui parvient à mélanger des influences quasi-antagonistes dans un maëlstrom de pop jazzy, folle et belle. Entre temps, on les a vu à la fête de la musique de Rennes (big up) et c’était mieux que tout ce qu’on pouvait imaginer. En plus, Ghislain Fracapane, le gentil chef d’orchestre nous avait accordé une interview ici.

Famille “les inconnus qui montent, qui montent”

En vrac, on aimerait voir le folk saisissant de Botibol, le western spaghetti mais bien rock de Bow Low, la cold-wave impeccable de Goldwave, les tubes synthétiques et langoureux de Jupiter et O Safari, le lyrisme intriguant de Pégase, les hippies 70s de Clockwork of the Moon et le math-rock violent et bruitiste de We Are Van Peebles. Ca fait du beau monde.