Hard (not) to cry.

Après avoir mis la note quasi-parfaite de 9 cotons tiges au nouvel album de The Bewitched Hands, il aurait été malavisé de notre part de ne pas assister à leur concert à l’Ubu. La première partie était assurée par les Londoniens de Plugs.

Plugs, c’est quatre mecs qui font de la musique plutôt singulière. Ils ont joué l’essentiel de leur premier album paru très récemment, et bien que tout ne soit pas excellent, certains titres se démarquent clairement du lot. Leur univers est très arty et joue sur deux registres plutôt classique (rock et électronique) mais le fait de manière très exigeante et plutôt originale. Après une première moitié de set franchement passionnante, les chansons se font moins percutantes, dommage (pas très fan de Rainbow Bridge ou Black Microdots). Une bonne découverte malgré tout. Parmi les titres les plus marquants, on peut retenir Return, et également On and On au final plutôt surprenant.

(Crédit photo : Yann Provost)

C’est finalement au tour des Bewitched Hands de se serrer à 6 sur la petite scène de l’Ubu pour venir défendre Vampiric Way, le deuxième album des Rémois. Un concert qui commence par Westminster et son chorus incroyable ne peut qu’augurer de bonnes choses. Les Rémois enchaînent avec un 50s are Good très honorable, un tube du premier album (Work) et un Hard To Cry somptueux qui tombe à mi-parcours et remue d’un coup la petite salle rennaise. De toutes les chansons épiques, je pense que celle ci tient nécessairement le haut du pavé. Mais la setlist fait bien évidemment la part belle aux nouvelles chansons. On retiendra un Let Me très groovy, un Boss plutôt plat (dommage), et un Vampiric Way parfait. Et, comme on aurait pu le prédire, c’est le fantastique tube très western spaghetti The Laws of Wall qui conclue la première partie du set.

Les rappels sont généralement la place des meilleures chansons du premier album et ce concert n’échappera pas à cette règle. A la différence près que peu de groupes peuvent se targuer d’avoir autant de tubes à jouer pour un rappel : Underwear, So Cool, Happy With You (dont la mélodie risque de vous trotter longtemps dans la tête), ils étaient presque tous là, pour notre plus grand bonheur. Un plaisir visiblement partagé par The Bewitched Hands, très contents d’être là eux aussi.